Le jeudi 21 septembre, La France noire a effectué sa deuxième sortie pédagogique de l’année scolaire 2023 – 2024 au collège Gérard Philippe à Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne 77), avec son exposition Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques. En juin dernier, notre collègue documentaliste Élyse Henry nous écrivait ces lignes : « nous avons eu des échos très positifs de cette offre pédagogique suite à l’expérience du lycée de Tournan-en-Brie, qui a fait venir l’association et deux de ses expositions durant cette année ». Il nous suffit d’ajouter que nous sommes attendus à Roissy-en-Brie au début du mois de février 2024, pour que chacun comprenne que la Seine-et-Marne a adopté La France noire. Merci à notre collègue Céline Elbé qui s’est montrée une excellente ambassadrice.
Il est évident qu’au moment de la construction du collège Gérard Philippe, les acteurs du projet on vu grand : l’établissement pourrait contenir mille élèves ! Les 633 élèves d’aujourd’hui n’y sont donc nullement à l’étroit. Et c’est dans cet immense et beau cadre que – avec beaucoup de plaisir et une grande attention – les différentes classes ont écouté la présentation de l’exposition par le conférencier avant de la découvrir. Inévitablement, comme l’ont remarqué aussi les enseignants pendant le temps consacré aux questions-réponses, c’est la violence caractérisant l’esclavage qui marque les élèves. Oui, pour rendre la soumission possible, il fallait aux esclavagistes employer la terreur.
Une heure du planning a été aménagée pour que Madame la principale et son adjoint, ainsi que les enseignants qui le souhaitaient, puissent nous rencontrer et découvrir par la même occasion l’exposition présentée aux élèves. Merci à notre collègue professeure documentaliste qui a eu cette excellente idée. En effet, trop souvent, les chefs d’établissement et les autres enseignants ne voient même pas la qualité du travail de l’intervenant. Et c’est ainsi qu’ils ne peuvent pas défendre le projet quand un seul individu entreprend de le remettre en cause arbitrairement. Pour que le professeur qui a monté le projet ne soit pas seul quand il faut le défendre, il est nécessaire que la direction découvre aussi ce qu’il contient d’utile pour les élèves. Pour bien éduquer, il ne faut pas être avare de son temps. Bravo à toutes et à tous pour l’accueil et pour cet agréable moment passé ensemble.
Raphaël ADJOBI
