Commémoration des 170 ans de l’abolition de l’esclavage à Joigny (L’Yonne Républicaine)

Commémoration des 170 ans de l’abolition de l’esclavage, en mairie

Jeudi soir en mairie de Joigny, à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition, la Ville, en partenariat avec l’association La France noire, présidée par Raphaël Adjobi, a présenté une exposition sur les Noirs de France illustres*.

Le général Toussaint Louverture, héros de l’abolition de l’esclavage de 1794 ; Alexandre Dumas dont deux ancêtres étaient noirs ; Maddi Ba, résistant de la Seconde Guerre mondiale et bien d’autres : Raphaël Adjobi a rappelé que « cette exposition veut apprendre aux jeunes générations que le phénomène d’immigration ne doit pas cacher ou effacer le fait qu’officiellement, à partir de 1848, les anciens esclaves sont devenus des citoyens français et que depuis cette date, dire que la France est blanche et catholique, c’est ne pas connaître l’histoire de France. »

Le Jovinien, enseignant à la retraite, considère que « l’absence de figures noires dans les manuels est une injustice. Car les faits montrent que depuis la Révolution française, toutes les luttes menées contre les esclavagistes ou les nazis ont compté des Noirs avec des leaders cultivés et amoureux des libertés et des règles d’équité prônées par les institutions françaises. » Le maire, Bernard Moraine, a rendu hommage à Martin Luther King et à sa lutte pour l’égalité entre les hommes en diffusant un extrait du discours prononcé en 1963, « I have a dream. ».

Commémoration de l'abolition de l'esclavage 2018

  • Lire plutôt « Une exposition sur les Français noirs illustres ».

17 mai 2018 – Commémoration du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage

Le 17 mai 2018 est finalement la date retenue pour la commémoration du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage à Joigny ; au lieu du traditionnel 10 mai. Une cérémonie que notre association organise en partenariat avec la mairie. Voici l’affiche publicitaire réalisée pour la circonstance.

L’exposition sera ouverte au public dès 17h30.

Affiche 170e annivers. I

Affiche 170e ann. II

LA FRANCE NOIRE invitée aux festivités du cinquante-huitième anniversaire de l’indépendance du TOGO

4

Dans le cadre de la commémoration du cinquante-huitième anniversaire de l’indépendance de la République du Togo, l’ambassadeur de ce pays d’Afrique occidentale, Son Excellence Monsieur Calixte Batossie MADJOULBA a reçu l’exposition de la France noire ayant pour thème Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques.

Le vernissage de cette exposition – ouverte au public du 4 au 17 avril 2018 à l’ambassade du Togo – a eu lieu le mardi 3 avril à partir de 18h30. Un moment exceptionnel qui a permis à notre association de rencontrer des diplomates accrédités en France (Djibouti, Bénin, de l’Ordre Souverain de Malte) ou leur représentant (États-Unis), des directeurs d’organismes privés (Le directeur de La Lettre Diplomatique) et des présidents d’associations internationales (le Directeur France/Europe de l’association Aide et Action).

La France noire est reconnaissante à l’artisan de cette rencontre inoubliable,  Son Excellence Monsieur l’ambassadeur de la République du Togo, qui nous a ainsi tendu la main pour nous aider à grandir, et faire connaître à d’autres institutions notre savoir-faire pédagogique en matière de vulgarisation des connaissances relatives à l’histoire des Noirs et leur contribution à la grandeur de la France.

6

Sur la photo ci-dessus : Son Excellence Monsieur Calixte B. Madjoulba (ambassadeur du Togo) est entre Françoise et moi. A la gauche de Françoise (notre secrétaire et trésorière) se trouvent leurs Excellences Messieurs les ambassadeurs de Djibouti et du Bénin.

Raphaël ADJOBI

La vidéo : La France noire à l’ambassade du Togo

LU AILLEURS :  sur un site togolais / Sur le site de l’ambassade du Togo

Rappel de notre soirée projection-débat du mardi 27 mars 2018

Une petite affiche pour vous rappeler notre soirée projection-débat du mardi 27 mars. Ce projet se situe dans le cadre des festivités marquant le 170e Anniversaire de l’abolition de l’esclavage (1848 – 2018).

Projection-débat Rappel

Un pot de l’amitié sera proposé à la fin de la rencontre.

L’article de L’Yonne Républicaine sur l’intervention de La France noire au collège Saint-Étienne de Sens le lundi 5 mars. Vous pouvez aussi le lire sur le site du Journal en choisissant l’option gratuite avec, au préalable, une publicité : en cliquant ici.

  • Quelques observations : Il ne s’agissait pas d’une exposition sur les Noirs de France mais sur la traite et l’esclavage des Noirs dans les Amériques. D’autre part, il ne s’agit pas pour la France noire de « rétablir » des faits mais « les dire » afin que chacun ait la liberté de les intégrer ou non au récit sur la traite et l’esclavage.

Yonne Républicaine 7 mars 2018

L’exposition pédagogique de La France noire vue par Liss Kihindou

Liss KihindouLiss Kihindou, professeure de lettres et écrivaine, a reçu « Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques » dans son établissement (Saint-Grégoire à Pithiviers – 45) et a trouvé les mots justes pour parler de la portée pédagogique de ce travail que La France noire offre aux enseignants.

Extrait de son article publié sur son blog Valets des livres.

Capture Liss Kihindou

VISITES PÉDAGOGIQUES – AGENDA 2017 – 2018

Agenda 2017 - 2018 FIN

Amandine Gay (réalisatrice) et Nicolas Fargues (romancier), même combat.

images Ouvrir la voix                               Je ne suis pas une héroïne

A la fin de l’année 2017, Amandine Gay a fait entendre la voix des femmes noires vivant dans une France dont la norme est la couleur blanche, grâce à son film-documentaire Ouvrir la voix. Avec son roman Je ne suis pas une héroïne*, Nicolas Fargues lui emboîte le pas pour souligner lui aussi que les institutions de notre pays et le regard de la majorité blanche ne portent pas sur nos compatriotes noires les mêmes jugements que sur les femmes blanches, ne les renvoient pas aux mêmes références culturelles, sociales, humaines. En d’autres termes, les Français blancs peinent à voir dans une femme noire française une femme tout court.

Comme pour illustrer sa pensée, à travers les récits amoureux de la jeune Gérald, Nicolas Fargues nous livre – à la manière d’Amandine Gay – une somme de clichés et de préjugés dont est accablée la femme noire française ou belge ; des lieux communs chosifiants et animalisants que nos compatriotes blancs gagneraient à découvrir pour se voir de bon biais, comme dirait Montaigne. D’autre part, il n’a pas échappé à l’auteur que, « La France ayant du mal à reconnaître et à intégrer ses minorités, il était devenu plus naturel pour un jeune Français noir de cette génération dite consciente de s’identifier à la langue des Droits civiques américains qu’aux valeurs prétendument inclusives de la République ».

C’est le livre des défis ! Quand un homme entreprend d’écrire un récit à la première personne en se mettant à la place d’une femme, c’est déjà troublant. Si en plus de cela, cet écrivain est un Blanc et le personnage principal une Noire, le trouble nous conduit à redoubler d’attention pour ne pas perdre pied. Une plongée étourdissante dans la peau et l’esprit d’une jeune française noire de son époque, voilà donc l’incroyable prouesse narrative que nous propose Nicolas Fargues. Je ne suis pas une héroïne est, de toute évidence, un roman politique sur l’identité française ; et pour cette raison, il mérite l’attention d’un très large public.

  • Nicolas Fargues, Je ne suis pas une héroïne, Éditions P.O.L. 2018

Raphaël ADJOBI