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Faut-il se ressembler pour s’assembler ? (Nicole Lapierre)

Numérisation_20200130          Faut-il se ressembler pour s’assembler ? est une réflexion, en plusieurs étapes, que Nicole Lapierre a menée autour d’un fait qui a marqué son enfance. Quand elle n’avait que six ou sept ans, elle s’est brouillée avec sa meilleure amie. La mère de celle-ci lui avait alors lancé : «vous êtes toutes les deux juives, vous devez être amies, vous devez vous serrer les coudes». Avec ce livre, l’auteure voudrait dire à la mère de son amie qu’elle avait tort de lier si intimement identité et solidarité au point de faire de l’amitié un devoir. Très rapidement, elle nous fait comprendre comment, en se référant presque toujours aux liens biologiques au sein d’une famille, les groupes sociaux, les partis politiques et les populations d’un même pays, d’une même région ont, à travers les siècles, mis en place des mécanismes d’exclusion des populations minoritaires.

          Un livre à la fois agréable et passionnant dont la clarté des multiples chapitres ou thématiques qui le composent oblige le lecteur à former régulièrement son propre jugement. Un livre de réflexions qui s’appuie sur de multiples faits historiques pour nous permettre de saisir – au-delà de l’implacable évidence de la formule «qui se ressemble s’assemble» – la permanence d’une pratique qui devrait rendre chacun vigilant et les gouvernants plus attentifs aux besoins de « ceux perçus comme étrangers ou différents». Nicole Lapierre constate – et nous sommes de son avis – que parce que «le modèle républicain, fondé sur l’égalité formelle des citoyens, refuse toute distinction», nos gouvernants demeurent aveugles sur la différence et donc «aveugles aux injustices fondées sur la couleur de la peau ou sur tout autre signe de différence visible». Ils ne doivent cependant pas oublier, rappelle-t-elle, qu’ «il ne peut y avoir d’intégration réussie que si la promesse d’égalité est tenue». Idée qui nous rappelle ce que disait déjà Simone de Beauvoir dans Le deuxième sexe : «C’est du point de vue des chances concrètes données aux individus que nous jugeons nos institutions» et non du point de vue de l’idée parfaite que nous en avons.

Raphaël

La France noire invitée au collège Pierre-Auguste Renoir (45 – Loiret)

5 - Ferrières 2020          Le mardi 4 février, notre exposition «Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques» a été accueillie au collège Pierre-Auguste Renoir à Ferrières-en-Gâtinais, dans le Loiret. Six classes de quatrième ont pu découvrir notre travail qui a reçu un très beau compliment de la collègue professeure documentaliste : «parmi toutes les expositions que nous avons accueillies, la vôtre est la plus belle !» Cette reconnaissance de la qualité de notre travail fait vraiment plaisir.

3 - Ferrières 2020          Après la visite de l’exposition, afin qu’aucune intervention ne ressemble à la précédente, la liberté est donnée aux élèves de s’exprimer sur les panneaux qui ont retenu leur attention. C’est donc à travers leurs choix et l’intérêt porté à tel ou tel aspect de de la traite ou de l’esclavage que se font les échanges. Et cette fois, ce sont les conditions dans lesquelles se réalisaient la traite qui sont revenues, majoritairement, dans les nombreuses questions des élèves. Soucieux d’apporter des réponses claires et convaincantes sur ce chapitre de l’histoire, un dépliant illustré d’images de la réalité du terrain – jamais présentée dans les manuels scolaires – est désormais laissé aux élèves et aux enseignants. Quant au sort des femmes, il reste l’élément incontournable de l’exposition aux yeux des jeunes filles. Et c’est aussi l’occasion de montrer à tous les élèves quelques spécificités de l’esclavage des noires dans les Amériques comme, par exemple, l’impossibilité de former un noyau familial durable parce que toute cohésion sociale parmi les esclaves était considérée comme une menace pour les colons. Les enfants étaient donc vendus dès l’âge de 8 ou 9 ans. Ainsi, à l’abolition de l’esclavage, étaient apparus dans les Amériques ce que l’écrivain Ta-Nehisi Coates appelle «ces temps d’indignité chronique [où] les pères se vantaient d’abandonner leurs gosses» (Le grand combat, éd. Autrement 2017). 

1 - Ferrières 2020

Retour au lycée Benjamin Franklin (Orléans – 45 Loiret)

2 - Orléans 16-01-2020            Pour la deuxième année consécutive, notre exposition « Les Noirs illustres et leur contribution à l’histoire de France » a été présentée aux jeunes du lycée Benjamin Franklin à Orléans. Six classes étaient inscrites pour bénéficier de notre intervention. «C’est la rançon du succès», diront les collègues documentalistes qui ont pris soin de nous durant les 9 heures passées dans l’établissement. Effectivement, tous les enseignants qui nous avaient rencontrés l’année dernière étaient visiblement contents de nous revoir.

            Donner plus d’importance à la culture dans la formation des jeunes lycéens semble, de toute évidence, l’objectif que s’est fixé le lycée Benjamin Franklin. Depuis notre premier passage très apprécié par les enseignants, l’établissement a multiplié les appels aux intervenants extérieurs. En tout cas, le travail de La France noire consistant à faire connaître aux jeunes générations les pans de l’histoire de France impliquant les Noirs apparaît à tous une absolue nécessité. Nos collègues nous ont clairement fait comprendre que désormais nos conférences font partie du programme des activités culturelles du lycée Benjamin Franklin ; un lycée qui compte plus de 2.000 élèves.

1 - Orléans 16-01-2020           Merci de tout cœur à nos collègues documentalistes – Guyonne D. et Sébastien V. – pour l’accueil et les échanges autour des livres à découvrir afin de rester pour ainsi dire sur les mêmes longueurs d’onde quant aux conseils de lecture à donner aux jeunes.

  • Photo du bas : avec Françoise Parry (notre secrétaire et trésorière qui m’avait accompagné) et les collègues documentalistes).

Nos dernières interventions de l’année 2019 : les collèges Pierre Larousse de Toucy (89) et Paul Bert d’Auxerre (89)

Paul Bert 2019 B           Notre dernière intervention de l’année 2019 a eu lieu au collège Paul Bert le jeudi 19 décembre dans le cadre de la journée-citoyenneté organisée par l’établissement. Comme l’année dernière, plus d’une quarantaine d’associations, d’institutions, et de bénévoles ont participé à cette journée.  Compte tenu du succès rencontré par notre exposition auprès des classes de quatrième de l’année dernière, la France noire était très attendue.

Toucy 2019 OK            La semaine précédente, nous sommes intervenus le lundi 9 et le vendredi 13 décembre au collège Pierre Larousse de Toucy ; l’établissement ayant fait le choix de consacrer une semaine à la citoyenneté. Il est à souligner que la journée ou la semaine citoyenne entre dans le cadre d’un programme national de l’Education nationale dénommé « Parcours citoyen de l’élève ». Grâce aux intervenants extérieurs, les établissements scolaires permettent aux jeunes de s’ouvrir aux acteurs de la société française porteurs de projets concourant à la transmission de valeurs, de principes et de savoirs qui ne sont pas destinés à meubler l’esprit mais à vivre quotidiennement. Et nous sommes de l’avis de l’adjoint de direction de l’établissement qui assure qu’il est bon que certains messages soient portés par des intervenants extérieurs – qui brisent une routine et retiennent donc l’attention de manière particulière – plutôt que par les enseignants.

            En tout cas, la France noire se réjouit d’être parmi les élus des établissements qui associent les intervenants extérieurs à ce programme de l’Education nationale.

Le collège Saint-Jacques de Joigny (89) accueille pour la deuxième fois « La France noire »

Saint-Jacques nov. 2019

          Le vendredi 15 octobre, La France noire est intervenue pour la deuxième fois au collège Saint-Jacques de Joigny ; après un premier passage en juin 2018. Cette fois encore, pour accueillir les quatre classes de quatrième, c’est dans la belle chapelle de l’établissement qu’a été installée l’exposition « Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques ».

          Merci à Mme Bonant, chef d’établissement, de partager avec la France noire le souci d’élargir les connaissances des élèves sur les pans mal connus de l’histoire de France. Merci aussi à Marie-Anne et à Nathalie, toutes deux membres de notre association et membres de l’équipe éducative du collège Saint-Jacques, pour le soin pris à rendre notre passage agréable et amical.

St-Jacques novembre 2019

Troisième intervention consécutive au collège Robert Schuman d’Amilly (Loiret)

020            Pour la troisième année consécutive, le collège Robert Schuman a reçu notre exposition « Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques », les 4 et 5 novembre 2019. Il est évident que la direction de l’établissement ainsi que les enseignants nous ont intégrés dans leur travail d’ouverture de l’esprit des jeunes sur le monde et la découverte de l’autre.

            C’est avec un réel plaisir de voir que d’année en année,  les enseignants profitent de notre passage pour élargir l’histoire de l’esclavage des Noirs dans les Amériques sur des chapitres autres que ceux proposés par les manuels scolaires, rendant ainsi les échanges encore plus fructueux.

20191104_142913            Après avoir assisté à une intervention devant les élèves, la journaliste venue couvrir l’événement a assuré que la qualité de notre exposition devrait être plus largement exploitée par les établissements scolaires. Il est vrai que si les adultes veulent que les jeunes soient curieux, il est nécessaire qu’ils saisissent l’occasion de leur montrer qu’ils le sont eux-mêmes. Nous espérons que l’article de cette journaliste contribuera à faire connaître davantage notre outil pédagogique dans le Loiret.

            Nous voudrions ici dire toute notre reconnaissance à la direction du collège Robert Schuman qui nous a encore renouvelé sa confiance et aussi pour son accueil toujours chaleureux. Nous apprécions beaucoup le fait que le chef d’établissement prenne toujours le temps d’assister à une partie de nos interventions.

Collège Notre-Dame, de Cosne-sur-Loire : quand le travail de « La France noire » et l’exposition « Le modèle noir » inspirent les élèves de 4e.

METISSAGE (10)     Semez ; le temps se charge du reste ! Cette leçon chère au cœur des enseignants est également le moteur des actions de notre association. Sous la houlette des collègues, les interventions de La France noire – avec ses expositions pédagogiques – génèrent des travaux insoupçonnés de la part des élèves. Nous en avons une preuve éclatante avec ces œuvres réalisées par les élèves de 4e du collège Notre-Dame, de Cosne-sur-Loire (Nièvre).

METISSAGE (11)     Mme Dominique Margeault, professeur d’Arts Plastiques, n’a pas manqué l’exposition Le modèle noir de Géricault à Matisse, proposée au musée d’Orsay de mars à juillet 2019, ni notre travail sur Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclavages pour leur liberté dans les Amériques lors de notre passage au lycée Simone Dounon de Cosne-sur-Loire dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la négritude initié par Madame Sylvie Plançon – professeur d’histoire-géographie. Ces découvertes ont nourri de manière particulière son travail avec ses élèves. En effet, ceux-ci ont produit des œuvres artistiques sur le thème LE NOIR N’EST PAS UNE COULEUR, à partir d’exigences claires :

– Notions : métissage – lavis.

– Consignes : trois personnages (homme, femme, enfant), trois teintes de pigmentation différentes à partir du noir + blanc + marron.

– Support : les deux expositions (« Le modèle noir » et « Les résistances africaines à la traite et la lutte des esclaves pour leur liberté »).

METISSAGE (20)     Bravo aux élèves de 4è du collège Notre-Dame qui, se pliant aux directives de leur professeur, sont parvenus à ces œuvres que nous découvrons et exposons avec plaisir. Merci à Mme Margeault, initiatrice et conductrice du projet, qui a bien voulu partager avec nous le fruit du travail des jeunes artistes. Un grand merci à Mme Plançon à l’origine du projet global qui a permis cette première sortie très fructueuse de La France noire dans la Nièvre.

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Collège Notre-Dame de Cosne-sur-Loire – Première sortie de l’année 2019-2020

     Notre exposition «Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques» a été reçue dans la Nièvre (58) pour la première fois. C’est le collège privé Notre-Dame de Cosne-sur-Loire qui a accueilli notre travail au CDI du lycée privé Simone Dounon, du lundi 16 au vendredi 20 septembre.

Cosne-sur-loire Sept. 2019 C     Comme l’a si bien dit la professeure d’Histoire à l’initiative de la demande d’intervention – Mme Sylvie Plançon – quand on est si loin des grandes structures culturelles, il faut «saisir les occasions d’ouvrir l’esprit des jeunes sur l’extérieur et leur permettre d’élargir leurs connaissances». Nous ne pouvons qu’applaudir une si belle parole et dire merci à notre collègue !

     Dans l’après-midi du lundi 16, nous avons reçu une classe du lycée qui étudiait des textes de Voltaire relatifs à l’esclavage. D’autre part, des enseignants qui n’accompagnaient pas d’élèves sont venus assister aux interventions, témoignant ainsi de l’intérêt qu’ils portent à notre travail. Merci à tous.

Cosne-sur-Loire sept. 2019 A

Cosne

Dans la presse locale : https://www.lejdc.fr/cosne-cours-sur-loire-58200/actualites/les-collegiens-confrontes-a-lesclavage_13657671/?fbclid=IwAR0fQYoyL_1E_daVMPxiWp45-q_L_hYURTQkJk1qgDeH7MibSsnpHhj_zGY