Le BIG BAND JAZZ à Joigny (89) : une agréable soirée avec les jeunes de la Rhénanie Palatinat

Le vendredi 25 septembre, de jeunes jazzmen allemands venus de la Rhénanie Palatinat ont offert aux Joviniens une agréable soirée qui mérite notre attention. Cette formation musicale est le fruit d’un repérage des meilleurs étudiants de multiples contrées du pays pour quatre jours de répétition avant la première prestation publique. Puis, c’est la tournée des villes qui ont sollicité le groupe.

Grâce au club allemand de Joigny, nous avons eu le grand plaisir d’entendre ces jeunes à la salle Claude Debussy. Leur expérience est tout à fait admirable : former en quelques jours un orchestre aussi dynamique et aller à la rencontre de quelques villes des voisins français pour se frotter à un autre public, quelle belle aventure ! Surtout quand le chef d’orchestre donne à celle ou celui qui le souhaite l’occasion de montrer un talent singulier ; chanter par exemple « Les Champs-Elysées » de Joe Dassin, quand on n’a jamais appris le français.

Bravo aux initiateurs de ce groupe, et bravo aux villes qui l’ont accueilli : Beaune, Dijon… Joigny. Merci aussi au club allemand de Joigny de nous avoir permis de découvrir les talents de ces jeunes pleins d’enthousiasme.

C’est aussi l’occasion d’annoncer aux membres de notre association et à nos lecteurs la mise en place d’un partenariat entre le club allemand de Joigny et La France noire pour une conférence sur l’histoire coloniale allemande en novembre 2026.

Raphaël ADJOBI

LA FRANCE NOIRE à la fête des associations de Joigny 2026

La France Noire était à nouveau présente à la Fête des associations de Joigny organisée par la municipalité le 13 septembre dernier. Cet évènement est toujours un moment privilégié pour prendre le temps de parler de notre association et des actions qu’elle met en place, pour créer de nouveaux contacts, et même de nouvelles adhésions ! C’est aussi un moment riche d’échanges avec les autres associations présentes.

L’interview de notre coprésident réalisée pendant cette manifestation par la TV de l’Yonne résume brillamment le rôle de notre association, n’hésitez pas à la partager !

https://www.facebook.com/www.lateledelyonne.fr/videos/1423968036463999

Les organisateurs ont eu la bonne idée de mettre en place un jeu-concours pour inciter les visiteurs à se rendre sur des stands où ils n’avaient pas forcément prévu de s’arrêter, ce qui nous a permis de mettre en avant l’histoire de la Marianne noire présentée sur notre stand. Retrouvez l’article qui lui a été consacré dans les archives de septembre 2021 de ce blog

De notre côté Annie Biard avait concocté des QCM pour permettre aux visiteurs de tester leurs connaissances sur l’histoire de l’esclavage.

Un grand merci aux adhérents de la France Noire qui ont pu se rendre disponibles pour animer notre espace : Pascal, Anne-Marie, Annie, Raphaël et Françoise.

Françoise ROURE

Les retrouvailles 2026 des membres de LA FRANCE NOIRE

Comme les années précédentes – après l’assemblée générale (désormais placée en février ou mars) et la cérémonie nationale commémorant l’abolition de l’esclavage autour du 10 mai – les membres de notre association vivant dans les environs de Joigny, Sens et Auxerre (89) se sont retrouvés pour une soirée conviviale le vendredi 18 septembre de 18h30 à 22h à l’atelier “La Fenêtre” à Saint-Julien-du-Sault. 

Les coprésidents – Françoise Roure et Raphaël Adjobi – remercient notre secrétaire Annie Biard pour le pilotage de la rencontre et disent leur profonde gratitude à l’ensemble des membres présents. Avec nos hôtes, nous étions 15 à table ; et nous avons sincèrement pensé aux absents quand le moment était venu de savoir combien nous étions dans notre département et sur l’ensemble du territoire. 

Une belle soirée qui a commencé à l’extérieur au moment de l’apéritif. Nous pouvons être fiers d’avoir pensé assez tôt à ce temps de partage – dès 2018, je crois – qui permet aux membres d’apprendre à mieux se connaître. Et c’est d’ailleurs la première chose qu’a soulignée notre ami François Bourguignon quand il a pris la parole pour rendre un vibrant hommage à La France noire rappelant la visible et nécessaire cohésion de ses membres qui contribue à l’efficacité de la mise en œuvre de son objectif : permettre aux jeunes générations de se nourrir de connaissances afin de mieux prendre en compte la diversité de notre pays et le rendre plus fraternel. Merci à François pour ces paroles très réconfortantes et encourageantes ! 

Raphaël ADJOBI

LA FRANCE NOIRE à la Télé de l’Yonne ; fête des associations de Joigny 2026

L’association La France noire a été reçue par « La Télé de l’Yonne » ce 13 septembre 2026 lors de la fête des associations organisée par la ville de Joigny (89). Ecoutons notre coprésident Raphaël ADJOBI. Soyez patients une fois le lien ouvert : la vidéo commence seulement au bout d’une minute ! Pensez aussi à aller sur la partie inférieure à droite de la vidéo pour activer le son. Bonne lecture et à bientôt. Merci à notre coprésidente, Françoise Roure, pour la photo ci-dessous. https://www.facebook.com/www.lateledelyonne.fr/videos/1423968036463999

Découvrez l’histoire de la Marianne noire de 1848 démontrant que la République est née NOIRE et BLANCHE ! https://lafrancenoire.com/2021/09/19/les-tribulations-de-la-marianne-noire-de-1848/

Exposition « AUX ORIGINES : Regards croisés sur le racisme et les discriminations » (l’avis de Raphaël ADJOBI)

Quand on est dirigeant d’une association nationale qui œuvre depuis bientôt dix ans pour faire connaître le visage du racisme à travers les mots et les images en plongeant à l’origine de ce fléau inventé par l’Europe, l’exposition Aux origines : regards croisés sur le racisme et les discriminations proposée par le musée de La Porte dorée (ou Musée de l’immigration), on n’apprend rien de nouveau ; mais je me permets ici de donner mon avis sur son intérêt pour le public.

Cette exposition donne la parole aux Français d’aujourd’hui, et même aux jeunes (à travers une vidéo), pour dire ce qu’ils vivent quotidiennement ; pour qu’ils disent ce que veut dire « être discriminé », ce que veut dire « subir le racisme ». Aux origines est donc avant tout un miroir tendu à la France et qui semble dire :« C’est ainsi que nous vivons dans notre pays ». On se dit alors, en tant que visiteur, que ce que nous regardons sur les chaînes de télévision et écoutons sur les radios n’est pas la France mais une fable politique. En d’autres termes, cette exposition est une invitation à éteindre plus souvent le téléviseur et à rechercher davantage de mixité dans les relations humaines par la lecture, le cinéma, les activités d’ouverture à l’Autre.

Il y a aussi dans cette exposition un point de vue percutant sur la racialisation des êtres en quatre schémas censés définitifs et enseignés comme une vérité universelle. Cette force du message se lit dans le titre du montage qui invite à dépasser l’assignation des individus à des identités uniques et réductrices : “Quand les catégories échouent” ! L’œuvre « met en évidence l’écart entre les catégories raciales, culturelles ou historiques (enseignées) et la réalité des expériences vécues. Face à la diversité concrète des couleurs de peau, de visages et des corps, les oppositions simples et les hiérarchies factices ne tiennent plus ». Ce montage mérite d’être montré aux jeunes, les citoyens de demain, leur donnant une idée exacte du monde où les êtres humains n’ont jamais été séparés par des barrières immuables ; ce qui explique leur très grande diversité de couleurs et de formes. Sur un autre pan de mur, que sépare le passage de la déambulation, est installé un deuxième montage qui se passe de commentaire : il s’agit d’une série d’images de sculptures grecques et romaines montrant des formes galbées d’hommes et de femmes n’ayant rien à voir avec la population européenne que chacun connaît mais présentées et reproduites à travers les siècles comme l’image du Blanc éternel. La réalité du monde d’un côté et l’imaginaire européen de l’autre !

Le sujet que l’on ne peut éviter quand on aborde le racisme c’est le mensonge ou la falsification de l’histoire. A ce propos, chacun doit retenir que l’histoire est un récit et que par voie de conséquence quand il fait état de la rencontre entre au moins deux personnes ou deux populations, il doit être tenu pour partiel et partial, sinon faux, tant que l’on n’a pas la version de l’autre partie ! Un an après la guerre de sécession aux États-Unis d’Amérique (1861 – 1865) est publié un livre illustré racontant l’événement du point de vue des esclavagistes du sud ; les esclaves africains n’y figurent pas ! Pour leur rappeler la réalité de l’histoire qui suppose le regard des différents protagonistes ou acteurs, l’artiste Kara Walker a ajouté de grandes silhouettes noires par-dessus ces images anciennes. En perturbant ainsi les scènes du livre illustré avec des corps qui traduisent la violence et les vies effacées par le récit officiel, l’artiste questionne l’histoire et ses silences. Le visiteur a la nette impression que chaque silhouette noire hante chacune des scènes du récit officiel pour dire sa vacuité.

Chaque fois que l’on visite une exposition au musée de la Porte Dorée ou de l’immigration, c’est la diversité ethnique et culturelle des visiteurs avec la présence de nombreux jeunes ou adolescents qui impressionne. En regardant cette population composite, je ne peux m’empêcher de penser aux compatriotes des campagnes de l’hexagone qui ont rarement l’occasion de vivre des moments pareils. Être aussi nombreux et divers à tendre vers la même direction est un moment qui nourrit la cohésion sociale et nationale.

Raphaël ADJOBI

° L’exposition est visible jusqu’au 23 août 2026.

L’exposition « L’invention du racisme » au Week-end de l’interculturalité 2026 de Besançon

Les 5, 6 et 7 juin 2026, La France noire était invitée au deuxième Week-end de l’interculturalité de la ville de Besançon avec son exposition « L’invention du racisme et la négation des traces de l’homme noir dans l’histoire de l’humanité ». Une belle occasion pour l’association jovinienne de poursuivre – après Gagny (93) et Dijon (21) – sa relation avec le grand public lui permettant ainsi d’apprécier la qualité du travail qu’elle accomplit auprès des jeunes dans les établissements scolaires. Oui, il est bon que les adultes aient une idée exacte des connaissances que La France noire offre à leurs enfants et petits-enfants.

Le vendredi 5 juin à 17h, après la présentation de l’exposition à la mairie marquant l’ouverture officielle du Week-end de l’interculturalité, il a fallu déménager à l’hôtel de ville pour proposer le lendemain les deux conférences annoncées dans le programme des festivités. Retenez donc qu’à Besançon la mairie et l’hôtel de ville ne sont pas sur le même site. C’est devant un public curieux et intéressé que s’est déroulée chacune des conférences. Les visiteurs ont été unanimes pour dire que la municipalité aurait dû offrir l’exposition sur une plus longue période parce qu’elle mérite l’attention d’un large public.

Ces moments où plusieurs structures se retrouvent à présenter leurs actions sont aussi ceux où l’on fait des rencontres pour des invitations ultérieures. Si nous avons été invités à Besançon, c’est parce que nous avons été vus à Dijon. Et si demain nous sommes invités à Toulouse, c’est parce que quelqu’un nous aura remarqués à Besançon. Merci à Florent Werguet qui est à la base de notre invitation ; merci à Emily Stuyvers, la cheville ouvrière de l’organisation des festivités. Merci à Madame l’adjointe au maire chargée de la culture qui a pris le temps de venir passer un moment avec nous à l’hôtel de ville. Merci aussi aux stagiaires pour leur aide précieuse.

DIXIÈME COMMÉMORATION DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE À JOIGNY (89)


En partenariat avec l’association La France noire, la ville de Joigny organise depuis 2016 la journée nationale de la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Merci à toutes les personnes qui se sont déplacées pour partager les récits d’une époque de notre histoire commune dont un aspect a été souligné de manière particulière à travers l’exposition Les grandes figures du mouvement abolitionniste : l’union des Noirs et des Blancs durant deux siècles pour pousser les pouvoirs occidentaux à abolir l’esclavage des Africains.

Comme tous les ans, deux discours ont été prononcés. “Un moment d’histoire” comme aiment à le dire les habitués de cette cérémonie. C’est d’abord Françoise Roure, la coprésidente de l’association chargée des relations avec la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, qui a rappelé les conditions difficiles des débats ayant abouti en 2001 à ce qui est communément appelé « la loi Taubira » reconnaissant la traite et l’esclavage des Africains, des Amérindiens, des Malgaches et des Indiens comme crime contre l’humanité. Pour que cette loi dont nous célébrons les 25 ans en cette année 2026 soit adoptée, a-t-elle précisé, il a fallu qu’elle soit amputée de son pendant essentiel : l’idée de réparation de ce crime. Puis l’oratrice a souligné le grand retard pris par la France quant à la recherche sur son passé esclavagiste et colonial ; les universitaires allant jusqu’à dissuader leurs étudiants de se lancer dans cette voie. On comprend aisément, ajoutera Raphaël Adjobi – l’autre coprésident – pourquoi de nombreux établissements scolaires n’osent pas accueillir les travaux de La France noire sur cette thématique. La notion de crime contenant consciemment ou inconsciemment l’idée de réparation, l’enseigner dans tous ses aspects et ses conséquences fait comprendre à tous qu’il faudra un jour où l’autre passer à l’action réparatrice.

C’est ensuite le maire de notre commune, Monsieur Nicolas Soret qui a pris la parole pour assurer à notre association que – contrairement au maire de Vierzon ayant annulé la cérémonie de commémoration dans sa ville sous des prétextes fallacieux – le partenariat établi avec son prédécesseur se poursuivra sous son mandat. Mais avant, il a tenu à dénoncer les propos du député de la 3e circonscription de l’Yonne qui a jugé opportun de rappeler que la longue traite musulmane des Africains n’est pas enseignée dans notre pays. C’est, a-t-il dit – et nous sommes de son avis – dans le seul but de stigmatiser nos compatriotes musulmans. En effet, ce que cet élu de l’extrême droite soutenu par la droite extrême oublie – sans doute volontairement, car sa jeunesse ne pourrait être la cause de cette ignorance – c’est que la France n’a pas participé à la traite arabo-musulmane des Africains et que par voie de conséquence cette histoire ne fait pas partie de l’Histoire de France. Nous dirions qu’il y a dans l’attitude de ce député cet esprit malsain que les descendants des colonisés et des esclavagisés (ou esclavisés) ne cessent de rappeler : « il y a toujours chez les mieux intentionnés des Français cette obligation que l’on se fait de souligner les indignités des autres [pour minimiser les siennes] » (Léonora Miano, L’opposé de la blancheur, Seuil 2023).

Monsieur Nicolas Soret a ensuite relevé l’abstention de la France lors du vote à l’ONU de la résolution qualifiant « la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains » comme « les plus graves crimes contre l’humanité ». Comme le président de la République cinq jours plus tôt (le 10 mai), il a déploré l’idée de « hiérarchisation des crimes contre l’humanité » en même temps que celles des victimes que suggérerait cette résolution.

Avant d’aller plus loin, disons tout de suite que répondant au président de la République qui avait justifié l’abstention de la France par l’argument que nous venons de souligner, Christiane Taubira avait dit simplement et très justement que l’ONU n’a fait qu’un constat que chacun peut faire à son tour en regardant la vérité de l’état de la France et du monde en face. Ce propos mérite explication pour bien comprendre ce qu’il faut entendre par le crime « le plus grave » ; à ne pas confondre avec le crime le plus « grand » qui contient un jugement de valeur. La « gravité » suppose un pronostic clinique analysable que l’on peut soumettre au jugement de chacun pour comprendre qu’un mal met en jeu le fonctionnement d’un corps (social). Quant à savoir si la France elle-même ne hiérarchise pas les douleurs de ses populations, cela est un autre débat que nous n’aborderons pas ici.

Parce que – comme souligné plus haut – la France est très en retard dans la recherche sur son passé esclavagiste et colonial, nous ne sommes pas habitués à la confrontation des connaissances sur l’histoire de l’esclavage. Heureusement, la traduction des travaux étrangers nous éclaire sur le point de vue de nombreux historiens étrangers. Pour faire bref, retenons ce qu’assure l’Américain Blanc Howard Zinn : « Les deux fondements qui firent de l’esclavage américain [des Africains] le plus cruel de toute l’histoire de l’humanité[sont] le désir frénétique de profits illimités, caractéristique de l’agriculture capitaliste, et la réduction de l’esclave à l’état de moins qu’humain par le biais de la haine raciale, fondée sur l’évidence implacable de la différence de couleur [faisant] du Blanc le maître et du Noir l’esclave »* (Une histoire populaire des États-Unis, Éd. Agone, 2022, 2023). Et c’est aussi sur cet « esclavage racialisé » avec un supérieur blanc (maître) et un inférieur noir (esclave) que s’appuie l’ONU pour dire que c’est le crime contre l’humanité qui a le plus gravement impacté les peuples de la terre.

L’esclavage des Noirs n’est donc pas le plus grand des crimes contre l’humanité sur une échelle des valeurs mais le plus GRAVE sur une échelle de l’impact ou des conséquences sur le fonctionnement des corps sociaux-culturels de la planète. N’y a-t-il pas une différence entre un cancer localisé et un cancer généralisé ? L’humanité entière est plus « gravement » atteinte par la maladie du racisme née avec l’esclavage des Africains. Si vous pensez le contraire, c’est à vous de dire s’il y a un autre « crime contre l’humanité » qui a autant impacté les populations aux quatre coins du monde.

Raphaël ADJOBI

* Avant Howard Zinn, en 1829, David Walker, un fils d’esclave né libre en Caroline du Nord et installé à Boston faisait remarquer que nul ne trouvera dans un texte sacré ou profane qu’un autre peuple a connu l’insulte suprême consistant à être chassé de la grande famille humaine avant d’être livré en pâture (Howard Zinn, Une histoire populaire des États-Unis). “L’insulte suprême” est le fondement de la haine du Noir sur tous les continents.

Villeneuve-la-Guyard rejoint Joigny en commémorant l’abolition de l’esclavage dans l’Yonne

Depuis 2016 – déjà 10 ans ! – Joigny était la seule ville de l’Yonne à commémorer l’abolition de l’esclavage pourtant encouragée par les notes ministérielles et l’attention de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage (F.M.E) à la moindre ouverture à l’Autre. Merci de tout coeur à la municipalité de Villeneuve-la-Guyard qui vient élargir le cercle de celles et ceux soucieux d’apprendre à mieux connaître la France diverse en couleurs humaines parce qu’elle n’est tout simplement pas exclusivement européenne ! Oui, répétez-le à tous ceux qui vous entourent : la France n’est pas un pays exclusivement européen ! La France de demain commence par cette réalité géographique d’aujourd’hui à partager.

Merci aux familles ayant adhéré à l’idée de la commune de Villeneuve-la-Guyard quant à la connaissance de l’Autre et non à son rejet systématique parce qu’il est visiblement différent. A l’heure où l’association jovinienne “La France noire” propose – sur l’ensemble du territoire grâce au Pass culture – aux collégiens et aux lycéens une exposition rendant hommage aux Blancs et aux Noirs de France, d’Europe et des Amériques ayant défendu les esclaves africains au XVIIIe et au XIXe siècles, il serait bon que nous soyons nombreux à saluer cette commune de l’Yonne qui vient de se déclarer héritière de ce mouvement pour l’égalité et la justice entre les humains.

Raphaël ADJOBI

LA FRANCE NOIRE et la ville de Joigny commémorent l’abolition de l’esclavage le 15 mai 2026

Comme tous les ans depuis mai 2016, l’association La France noire et la ville de Joigny organisent une cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage. Cette année, le thème mis en valeur par la Fondation de la Mémoire de l’Esclavage (F.M.E) dont notre association est membre est le 25e anniversaire de la loi Taubira du 21 mai 2001 « tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité ». Dans son article 1, la reconnaissance totale de la traite et de l’esclavage des Noirs (d’Afrique, de Madagascar et de l’Inde) comme crime contre l’humanité est clairement soulignée par cette loi.

Nous profitons de l’occasion pour dire toute notre reconnaissance à la mairie de Joigny pour la poursuite de ce partenariat qui participe à l’instruction des populations de notre commune quant à l’origine de la présence des Noirs dans le paysage français. La cérémonie sera animée par le groupe “Le syndicat des bonnes nouvelles”. Ce sera l’occasion de découvrir notre quatrième exposition pédagogique destinée aux collégiens et aux lycéens de France (via le Pass culture et ADAGE) dès la rentrée prochaine et qui a pour titre “Les grandes figures du mouvement abolitionniste”. Un ciné-débat clôturera ce temps de mémoire le dimanche 17 mai avec le film documentaire LAPO CHAPÉ en présence de la réalisatrice Mélissandre Monatus.