Le collège Saint-Michel à Reims accueille notre exposition sur le racisme

St-Michel Reims Janv. 2024 II          Après avoir reçu notre travail sur l’esclavage l’année dernière, le collège Saint-Michel à Reims a poursuivi l’échange pédagogique avec La France noire en accueillant, du 8 au 12 janvier 2024, L’invention du racisme et la négation des traces de l’homme noir dans l’histoire de l’humanité. C’est Madame Bindi, professeure documentaliste – exerçant pleinement sa fonction d’animatrice culturelle de l’établissement – qui a proposé aux élèves de cinquième et à leurs professeur(e)s de découvrir cette thématique à travers notre exposition. En répondant présents à son appel, ces derniers ont pris un réel plaisir à s’immerger dans l’histoire du racisme et ses impacts sur nos sociétés.

          Il est tout à fait magnifique de constater dans les réactions des jeunes que notre exposition leur fait prendre conscience de certaines réalités auxquelles nous ne prêtons pas l’attention qu’elles mériteraient ; une attention nécessaire pour aller vers la réflexion et l’analyse de certains comportements de la vie ordinaire. Et dans cette exposition, ce sont les idées et les comportements de certains adultes qui leur sont présentés. Que le lecteur se rassure : aucun des jeunes n’a manifesté le souhait de ressembler à ces adultes.

Image et texte          Bravo à tous les élèves qui ont participé à la rencontre avec le conférencier le mardi 9 janvier 2024 ainsi qu’à ceux qui ont pris part, durant les autres jours de la semaine, aux ateliers organisés par Madame Bindi. En effet, l’exposition est restée dans l’établissement jusqu’au vendredi 12 pour un travail interne. Merci aussi aux collègues qui ont montré un grand intérêt pour cette exposition et l’ont même fait découvrir à des classes de quatrième. S’adressant au conférencier, Madame Bindi a eu ces mots : « les jeunes aiment qu’on leur raconte des histoires. Et vous le faites si bien que leur attention est également remarquable ».

          C’est un réel plaisir de rencontrer dans les établissements scolaires des animateurs culturels aussi désireux que nous d’ouvrir l’esprit des jeunes au monde afin qu’ils se nourrissent le plus possible de toutes ses richesses dans le domaine des savoirs. C’est donc avec un pincement au coeur que nous ne reverrons plus Madame Bindi dans cette fonction au collège Saint-Michel. L’heure de la retraite a sonné pour elle dès la fin de ce mois de janvier 2024… La France noire vous remercie, Madame Bindi, de lui avoir permis de semer dans votre région un peu de ces pans méconnus de l’histoire de France mais dont la connaissance est si précieuse pour la construction de la fraternité nationale.

Raphaël ADJOBI

Les Voeux 2024 de Monsieur Jean-Marc Ayrault, président de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, et le travail de « La France noire »

En mars 2023, l’exposition Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques de La France noire a été labellisée par la FME, 5 mois après son homologation par l’Éducation nationale. Pour l’année 2024, le président de la FME formule le vœu de voir cette thématique de notre travail placée au centre des soucis de notre système éducatif comme au centre des volontés de commémorer diversement l’abolition de l’esclavage (10 mai en métropole). Que les enseignants, les chefs d’établissement, et les maires de nos communes l’entendent !

1 - Ganvié texte vert          « Résister à l’esclavage : survivre, s’opposer, se révolter », tel est le sujet sur lequel les élèves et les enseignants qui participent au concours de la Flamme de l’Égalité travailleront cette année, et c’est aussi le thème que la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage propose pour orienter le Temps des Mémoires 2024.

3 - empoisonnement texte rouge          Résistances des populations menacées par les captures et la traite, résistances sur les bateaux, résistances dans les colonies, sous toutes les formes possibles – par la culture, par la religion, par le marronnage, par les révoltes… – Résistances en métropole de toutes celles et tous ceux qui dénoncèrent l’abomination de l’esclavage et qui aidèrent des personnes en servitude à s’émanciper, résistances qui après 1789 se muèrent dans les Antilles françaises en révolution qui balaya le système colonial esclavagiste et ouvrit les portes de la colonisation, il y a 220 ans aujourd’hui, lorsqu’Haïti proclama son indépendance le 1er janvier 1804.

          Pendant quelques semaines encore, vous pouvez retrouver de nombreuses figures emblématiques de cette histoire, à travers une sélection d’œuvres et de documents exceptionnels, dans l’exposition « Oser la Liberté » que la FME propose au Panthéon jusqu’au 11 février.

          Elle exalte l’universalité des combats pour la liberté et l’égalité, et aussi leur modernité, dans une société française d’où ni la discrimination ni le racisme n’ont disparu, dans un monde où le débat international sur les réparations nous interpelle sur les conséquences de nos actions passées, et nous invite à plus de solidarité avec les populations marquées par cette histoire, au nom de la défense d’un universalisme sincère et concret. Puisse-t-il nous inspirer toutes et tous en 2024 !

          Au nom des instances de d’équipe de la FME, je vous souhaite une bonne année, à vous ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers.

  Jean-Marc Ayrault

  Président de la FME

Le lycée Frédéric Joliot-Curie à Dammarie-lès-Lys accueille « La France noire » avec son exposition sur l’esclavage

Dammarie-lès-Lys déc. 2023          Le lundi 18 et le vendredi 22 décembre 2023, La France noire a présenté son exposition « Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques » au lycée Frédéric Joliot-Curie à Dammarie-lès-Lys (Seine-et-Marne 77) grâce à l’invitation de la professeure documentaliste Céline Elbé. Celle-ci avait découvert deux de nos travaux l’année dernière, à Tournan-en-Brie où elle était en fonction, et a jugé utile de faire venir cette exposition-conférence de notre association dans son nouvel établissement afin que les enseignants et leurs élèves en profitent.

          C’est avec une grande attention que les différentes classes ont écouté la présentation de l’exposition avant d’échanger avec le conférencier après avoir lu et observé les différents panneaux. Curieux, les élèves sont souvent revenus sur les violences infligées aux esclaves pour en comprendre les raisons ; ce qui a permis de leur faire prendre conscience de la volonté des esclavagistes de briser leur farouche attachement à la liberté les poussant à multiplier les actions de résistance : fuite (marronnage), infanticide, rébellions… Les élèves étaient visiblement très heureux de connaître cette page de l’histoire de France dans les détails. Certains sont même venus déclarer leur satisfaction au conférencier.

Dammarie-lès-Lys déc. 2023 b          Quant aux collègues, c’est avec un réel enthousiasme qu’ils ont accueilli notre exposition sur l’esclavage comme un complément utile à leur travail. Nous les remercions d’avoir répondu à l’appel de la professeure documentaliste qui, jouant pleinement son rôle, leur a permis de découvrir d’autres aspects des thématiques de leur enseignement. En se montrant curieux, ils encouragent par la même occasion la curiosité de leurs élèves ; et cela est heureux.

          « Je pense que vous êtes légitime pour parler de cette histoire ; en plus, vous en parlez avec une telle passion que vous captivez l’attention de votre auditoire. C’est ce qui m’a plu dès notre première rencontre », ainsi s’est exprimée Céline Elbé*, notre collègue documentaliste, à qui je dis sincèrement merci pour ce compliment. Nous lui sommes par ailleurs reconnaissants d’avoir été pour l’association une excellente ambassadrice auprès des autres professeurs documentalistes de la Seine-et-Marne. Résultat : quatre visites pédagogiques prévues dans ce département durant cette année 2023-2024.

Raphaël ADJOBI

*LIRE l’article de Céline Elbé sur le site du lycée F. Joliot-Curie à Dammarie-lès-Lys