La rentrée 2024 – 2025 à La France noire

Retrouvailles annuelles : Le vendredi 13 septembre, une dizaine des membres de La France noire se sont retrouvés pour un moment convivial, et aussi pour partager les projets en gestation.

Retrouvailles Françoises ParryLa soirée a commencé par un vibrant hommage à Françoise Parry, qui a été non seulement chargée depuis 2016 du secrétariat et de la trésorerie mais a également œuvré pour faire bénéficier à la France noire du soutien de ses connaissances personnelles. C’est ce dernier travail qui a permis à notre association d’avoir une assise locale notable dès 2017.

Ce fut aussi l’occasion pour la coprésidente, Françoise Roure, de nous faire le compte rendu de sa participation – le 3 septembre dernier – à la journée des retrouvailles annuelles de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage au siège de cette institution à Paris. Cette journée présidée par Monsieur Jean-Marc Ayrault a permis aux participant(e)s d’échanger sur les projets de la F.M.E pour les scolaires avec le concours de la flamme de la liberté, mais aussi sur les stratégies à mettre en place pour encourager les communes à commémorer l’abolition de l’esclavage chaque 10 mai – conformément aux recommandations de la lettre annuelle du premier ministre qu’elles reçoivent toutes.

Retrouvailles sept groupe AEnfin, la secrétaire, Annie Biard, chargée également des actions locales a exposé les projets de films-débats pour l’année 2024 – 2025. Parmi ces projets filmiques, Ni chaînes ni Maîtres de Simon Moutaïrou, qui a bénéficié du partenariat de la F.M.E, a particulièrement retenu notre attention. Un effort particulier sera fait pour que sa programmation dans notre localité bénéficie d’une belle publicité. Concernant les autres films, les membres sont appelés à communiquer leurs choix à Annie afin de l’aider à arrêter son programme. Dans la liste qui leur a été soumise, citons Toussaint Louverture (Philippe Niang), Beloved (Jonathan Demme), Amistad (Stephen Spielberg), Harriet (Kasi Lemmons), The birth of Nation (Mate Parker), La couleur des sentiments (Tate Taylor), Belle (Amma Asante), Les oubliés de la liberté (Guy Deslauriers)…

La fête des associations à Joigny : deux jours après cette agréable soirée où, pour la première fois le coprésident Raphaël Adjobi n’était pas le seul à porter la parole de l’association – et cela grâce à la nouvelle direction arrêtée lors de l’assemblée générale du 28 juin 2024 – les membres du Conseil d’administration ont participé à la fête des associations organisée par la ville de Joigny le dimanche 15 septembre.

Françoise Roure BlogL’occasion était belle pour La France noire qui a brillé par ses panneaux accrocheurs mais visiblement dérangeants pour celles et ceux qui feignaient de ne pas les voir. Retenons surtout la curiosité de ces visiteurs (comme Olivier, arrivé récemment de l’Alsace, que nous espérons revoir) et surtout de ces mères de familles (dont une est enseignante) qui se réjouissaient de l’existence d’une structure proposant des connaissances sur d’autres pans de notre histoire, de l’histoire de France. Je n’oublierai jamais cette mère qui m’a chanté une chanson raciste apprise à l’école. A sa grande surprise, son fils – aujourd’hui un adolescent – a appris la même chanson mais avec des paroles différentes !

Septembre 2024 AMerci aux membres du bureau et du Conseil d’administration pour leur implication qui a fait de notre stand un lieu d’échange permanent. Signalons que la coprésidente, Françoise Roure, a eu l’occasion d’échanger avec le maire Nicolas Soret et la conseillère départementale Frédérique Colas ; les deux élus lui ont semblé avoir compris que notre volonté d’animer notre cité ainsi que notre département, et aussi d’apporter à la jeunesse des connaissances sur des pans méconnus de notre histoire, a besoin de leur soutien.

Raphaël ADJOBI

Le conférencier de LA FRANCE NOIRE vu par les jeunes du lycée Benjamin Franklin (Orléans – 45)

Retrouvons ici les témoignages des élèves du lycée Benjamin Franklin que nous avons rencontrés en janvier 2024 autour de notre exposition « Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques ». Plutôt que de vous livrer le contenu des trois dernières pages que nous n’avons pas publiées en mai dernier, nous choisissons de vous présenter les propos de tous les jeunes renvoyant à la prestation du conférencier, c’est-à-dire à la question « Qu’avez-vous pensé de la conférence à laquelle vous avez assistée ? » ; question posée par les professeurs documentalistes.

° Élèves de 2TRPM

V. Louis : « Bien et intéressant ». E. B. Nasr’Allah : « j’ai apprécié la conférence car c’était intéressant ».

T. Kenji : « Pour connaître le passé de la France et toutes les étapes qu’elle a suivies au cours de l’histoire pour que la nouvelle génération ne fasse pas les mêmes erreurs que par le passé. Explications claires, j’ai bien aimé, c’était bien animé ».

L. Ethan : « J’ai bien aimé car ça m’a fait apprendre beaucoup de choses ».

A. Jule : « J’ai trouvé que la conférence était bien car j’ai pu apprendre davantage sur l’histoire de l’Afrique et des Africains en France ».

A. Schadrack : « J’ai bien aimé la conférence car le monsieur nous a bien expliqué l’esclavage, il nous parlait avec passion et envie. Grâce à lui, j’en ai appris sur l’esclavage ».

A. Yanis : « J’ai trouvé ça intéressant de parler de ce qu’il se passait avant dans le monde. Mais aussi de montrer les discriminations que les Noirs ont pu subir dans le passé ».

° Élèves de TEDPI

C. Kenzo : « J’ai trouvé intéressant d’en apprendre plus sur l’esclavage, car j’ai l’impression que c’est un sujet vraiment peu abordé que ce soit dans les livres ou à l’école. J’ai même appris […] que l’esclavage existait encore, je croyais que cela n’existait plus ».

C. Lorane : « J’ai bien aimé la conférence parce que j’ai appris de nouvelles choses sur l’esclavage ».

M. Aymen : « J’ai pu assister à la conférence sur le sujet de l’esclavage, j’ai trouvé cette exposition très intéressante ça m’a permis d’avoir plus de connaissances sur l’esclavage, c’était très bien présenté. J’étais très content d’avoir pu assister à cette conférence ».

T. Djelika : « J’ai bien aimé j’ai appris des choses que je savais pas avant cette conférence ».

M. Mahiedine : « L’histoire des Français noirs, depuis l’époque coloniale jusqu’à aujourd’hui, montre comment cette communauté a enrichi la diversité culturelle de la France et contribué de manière importante à la société ».

K. Elidé : « L’histoire des Français noirs est importante pour reconnaître et comprendre leur contribution à la société française, ainsi que les défis qu’ils ont pu rencontrer. Cela favorise l’inclusion, la diversité, et permet de mieux appréhender l’évolution de la France en tant que nation plurielle ».

Dans mon livre Il faut remettre le français au centre de l’enseignement, je soulignais l’importance que l’Éducation nationale doit attacher à l’exploitation des connaissances universitaires des intervenants extérieurs pour appuyer l’instruction de la jeunesse. Les propos des lycées me donnent raison. Les connaissances techniques des enseignants pour réussir les examens sont une choses ; lever la tête pour établir des liens entre ces connaissances et la réalité du monde qui nous entoure ne doit pas être négligé.