Depuis l’année scolaire 2018-2019, le lycée Benjamin Franklin maintient une relation étroite avec “La France noire” autour des outils pédagogiques qu’elle propose. Et fait exceptionnel, cet établissement scolaire est le premier à avoir accueilli les trois expositions de l’association. Les professeurs documentalistes de ce lycée peuvent, par conséquent, valablement témoigner de la qualité de l’ensemble de nos travaux auprès d’autres établissements.
Cette année, c’est notre exposition “Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques” – exposition labellisée (une garantie officielle de qualité accordée) par la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage (FME) dirigée par Jean-Marc Ayrault – qui a été choisie ; et cela pour la première fois. Bien sûr, nous avons retrouvé à Benjamin Franklin les fidèles de La France noire ; des fidèles auxquels se sont joints de nouveaux enseignants qui n’ont pas manqué de nous témoigner leur enthousiasme. Merci à tous les collègues qui prennent le temps de lever la tête des manuels scolaires afin d’élargir quelque peu l’horizon des jeunes sur d’autres façons de présenter et d’enrichir les thématiques des programmes scolaires.
Les sept classes inscrites à la rencontre avec l’intervenant ont découvert la traite et l’esclavage des Noirs dans les Amériques sous un angle jamais présenté dans les manuels et nos livres d’histoire. Quel bonheur, et quel plaisir de voir les choses autrement ! Aussi, l’attention des jeunes était grande devant les explications du conférencier ; et leur étonnement était tout aussi grand devant la violence des techniques inventées par les esclavagistes pour briser la soif de liberté des femmes et des hommes déportés depuis l’Afrique. Bravo aux élèves pour leurs belles remarques et leurs questions qui ont nourri les différentes rencontres. Nous vous disons sincèrement merci pour vos applaudissements et pour votre très grande attention qui témoigne du réel intérêt que vous portez à ce pan de notre histoire commune.
Bien sûr, ces moments d’échanges ne seraient pas possibles sans les professeurs documentalistes qui, à Benjamin Franklin, jouent pleinement leur rôle d’animateurs culturels en proposant régulièrement aux enseignants et à leurs élèves des rencontres avec des intervenants extérieurs. En inscrivant leurs classes à ces activités, les enseignants encouragent les professeurs documentalistes à poursuivre leur travail qui va au-delà de la gestion du matériel pédagogique. C’est aussi, de la part de ces collègues, une marque de curiosité qu’ils transmettent d’une certaine façon à leurs élèves.
Raphaël ADJOBI

Après avoir reçu notre travail sur l’esclavage l’année dernière, le collège Saint-Michel à Reims a poursuivi l’échange pédagogique avec
Bravo à tous les élèves qui ont participé à la rencontre avec le conférencier le mardi 9 janvier 2024 ainsi qu’à ceux qui ont pris part, durant les autres jours de la semaine, aux ateliers organisés par Madame Bindi. En effet, l’exposition est restée dans l’établissement jusqu’au vendredi 12 pour un travail interne. Merci aussi aux collègues qui ont montré un grand intérêt pour cette exposition et l’ont même fait découvrir à des classes de quatrième.
« Résister à l’esclavage : survivre, s’opposer, se révolter », tel est le sujet sur lequel les élèves et les enseignants qui participent au concours de la
Résistances des populations menacées par les captures et la traite
Le lundi 18 et le vendredi 22 décembre 2023,
Quant aux collègues, c’est avec un réel enthousiasme qu’ils ont accueilli notre exposition sur l’esclavage comme un complément utile à leur travail.
L
C’est donc avec plaisir que nous avons présenté notre exposition
Les différentes classes du collège et du lycée ont eu droit, durant une heure, à un temps de présentation permettant de comprendre pourquoi il y a des Français noirs depuis la première République au XVIIIe siècle, puis à la visite de l’exposition suivie d’un temps de questions-réponses avec le conférencier. Si l’attention des élèves est variable au moment de découvrir les panneaux, elle est
La veille de son intervention pédagogique au lycée Adam de Craponne à Salon-de-Provence le jeudi 23 novembre 2023, 
Cette magnifique exposition demande donc au visiteur, nous dirions même qu’elle lui intime l’ordre de « s’affranchir de nos routines intellectuelles au risque d’être d’abord totalement désorienté », parce qu’il faut revoir notre carte du monde, notre planisphère habituel, ainsi que l’ordre chronologique des événements structurant notre calendrier grégorien que nous avons su imposer au reste du monde.
Un autre aspect de cette exposition qu’il est plaisant de découvrir, ce sont les récits réalisés par les « autochtones » lors des rencontres avec ceux qui disent les avoir découverts. Pas mal du tout ! Ainsi, du XIIIe au XIXe siècle, pendant que les Européens clamaient qu’ils avaient découvert des peuples étrangers, ceux-ci faisaient aussi le récit de ces rencontres. Chaque première rencontre est donc une 

Le jeudi 23 novembre 2023,
En une demi-journée, les trois classes participant au projet ont donc rencontré le conférencier pour des explications complémentaires après la visite de l’exposition précédée d’une présentation générale de nos histoires de France motivant la thématique « L’invention du racisme ». Et ici comme ailleurs, les images publicitaires ont retenu l’attention de nombreux élèves. Cela nous permet de souligner la nécessité de ne jamais négliger le poids des images dans la construction de notre conscience individuelle ou collective.
En cette fin d’année, sont annoncés à Paris
L’exposition monumentale de Raphaël Barontini installée dans l’immense espace central que domine la coupole – passage obligé de tout visiteur – ne passe pas inaperçue ; mais les figures historiques ou non affublées de masques carnavalesques, masques censés évoquer les traditions des îles ou des images tirées du « panthéon imaginaire » de l’artiste, ne semblent pas retenir l’attention des visiteurs. Par contre, l’exposition
Comme le faisait justement remarquer l’historien Pierre Singaravélou, les minorités françaises sont généralement adoubé
La France noire
L’objectif de ce travail d’une histoire partagée par les différentes populations de la France d’hier et d’aujourd’hui que nous offrent Pierre Singaravélou et ses nombreux collaborateurs suppose le respect de l’Autre, de son histoire singulière qui est aussi celle de la France.