Qui a répondu à l’appel du 18 juin et lui a donné son pouvoir et son sens ?

          Qu’avons-nous retenu de l’appel du 18 juin 1940 depuis qu’il est commémoré tous les ans ? Qu’enseignent les professeurs des établissements scolaires de cet appel à nos enfants et petits-enfants à la tête blonde et aux cheveux crépus ? Savent-ils qu’un appel sans réponse, ou dont on ignore la réponse, est sans intérêt et donc vain  ? Et si cet appel est efficace, c’est-à-dire s’il a une suite positive, savent-ils qu’il faut alors obligatoirement associer à cet appel la réponse afin de lui donner tout son sens, toute sa portée ? Ce qui veut dire que celui qui ne le fait pas est évidemment un mauvais enseignant ! Malheureusement, c’est ce à quoi nous assistons chaque 18 juin depuis des décennies ! On commémore l’appel tout en ignorant royalement la réponse qui lui a donné tout son pouvoir et donc tout son sens.

    Tous ceux qui ne tiendraient pas compte des questions formulées plus haut pour conduire les jeunes générations à la compréhension de ce moment crucial de l’histoire de France sont indubitablement des partisans du culte du général de Gaulle plutôt que des narrateurs des faits qui ont changé le sort de la France occupée en 1940. A ceux-là, je dis que la meilleure façon de glorifier Charles de Gaulle est de montrer que son appel n’a pas été vain. Ne faites pas du 18 juin un moment de culte mais un moment d’histoire !

          J’écris cette page afin qu’aucun enseignant de France ne demeure dans l’ignorance de ce qu’a dit le général de Gaulle lui-même quant à la réponse qui a été donnée à son appel du 18 juin 1940 et qui a fait asseoir la France à la table des vainqueurs en 1945. Et c’est au regard de ce qu’il a dit que chacun devra se juger ignorant ou non de l’histoire de la seconde guerre mondiale, partisan ou non du culte de la personnalité dont jouit le général parmi nous – culte qui occulte la vérité qu’il a lui-même proclamée.

        Après son appel du 18 juin 1940, le 27 août 1940 – donc deux mois plus tard – Charles de Gaulle dit avoir une réponse positive à son appel  : « Dans le monde des gens se sont imaginé que la France ne se battrait plus. Ces gens ont commis une erreur […] La France est la France. [La France] a en elle un ressort secret qui toujours étonna le monde et qui n’a pas fini de l’étonner. Les Français du Tchad viennent d’en donner la preuve » (1). Et il ajoute aussitôt : « J’ai des raisons de penser que leur exemple sera suivi ». Sans doute que vous avez un aïeul qui a refusé d’obéir au nazisme, un aïeul qui a participé à un sabotage pour freiner la progression des troupes ennemies ou pour éviter son positionnement rapide dans un village, dans une ville. Mais ce parent n’avait aucun pouvoir sur lequel Charles de Gaulle pouvait compter pour asseoir son autorité internationale dans ce conflit devenu mondial. Votre aïeul, malgré sa bonne volonté, n’était pas pour la France ce « ressort secret qui toujours étonna le monde» dont parlait le général de Gaulle. Un gouverneur, c’est-à-dire, un représentant du gouvernement de la France qui a sous ses ordres une armée et un territoire était celui dont il avait besoin à ce moment-là ! Retenons tous cela !

          Et c’est à ce gouverneur, qui avait du pouvoir et qui le lui a transféré pour qu’il ait de l’autorité devant les États-Unis d’Amérique et l’Angleterre, à qui Charles de Gaulle est infiniment reconnaissant. C’est à ce gouverneur que nous devons tous émoigner notre reconnaissance comme l’espérait le général lui-même : « Chaque Français sait et se souviendra qu’en maintenant en guerre, aux pires moments de notre histoire, le territoire du Tchad dont il était le gouverneur, Félix Éboué a arrêté aux lisières du Sahara l’esprit de capitulation, […] consacré un refuge à la souveraineté française, assuré une base de départ au triomphe de l’honneur et de la fidélité » (2). Voilà ce qui doit être enseigné aux jeunes générations ! Oui, en refusant l’armistice, c’est-à-dire en refusant de reconnaître la défaite devant l’occupant, Félix Éboué – en sa qualité de gouverneur – a officiellement maintenu la France en guerre contre l’Allemagne.

          Malheureusement, les officiels et les enseignants qui commémorent l’appel à ne pas capituler lancé par de Gaulle ne disent pas qui a permis à la France de ne pas capituler devant l’Allemagne nazie. Ils ne disent pas qui a donné un territoire, « un refuge à la souveraineté française » bafouée par l’occupant. Ils ne disent pas qui « a assuré une base de départ [pour la reconquête] de l’honneur » perdu de la France. Est-ce de l’ignorance ou de l’ingratitude ?

(1) Les Français noirs et la République. Une histoire mouvementée. L’Harmattan, 2024.

(2) Ibid.

Raphaël ADJOBI

Les voeux de LA FRANCE NOIRE à ses abonné(e)s

          Les membres du conseil d’administration de La France noire se joignent à Françoise ROURE et à Raphaël ADJOBI, coprésidents de notre association, pour souhaiter à toutes et à tous une heureuse année 2025. Nous espérons de tout coeur que les réjouissances que vous partagerez avec les vôtres ne vous feront pas oublier votre « engagement » pour une meilleure connaissance de l’Autre à travers notre association. Nous avons totalement confiance en vous et vous remercions d’avance pour l’attention que vous continuerez à porter à nos projets et à nos réflexions.

              En 2024, plus d’une dizaine d’établissements ont été visités par notre association avec nos trois expositions pédagogiques désormais consultables sur PASS CULTURE ou ADAGE par tous les enseignants de France désireux de varier leur pratique. L’année 2025 se présente riche en événements et nous vous invitons à partager votre joie de nous connaître avec celles et ceux que vous aimez. Nous espérons que, comme vous, ils seront heureux de nous suivre pour partager ensemble la même passion : mieux connaître l’Autre pour respecter sa différence.

Les coprésidents

Françoise ROURE &

Raphaël ADJOBI

         

Les Voeux 2024 de Monsieur Jean-Marc Ayrault, président de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, et le travail de « La France noire »

En mars 2023, l’exposition Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques de La France noire a été labellisée par la FME, 5 mois après son homologation par l’Éducation nationale. Pour l’année 2024, le président de la FME formule le vœu de voir cette thématique de notre travail placée au centre des soucis de notre système éducatif comme au centre des volontés de commémorer diversement l’abolition de l’esclavage (10 mai en métropole). Que les enseignants, les chefs d’établissement, et les maires de nos communes l’entendent !

1 - Ganvié texte vert          « Résister à l’esclavage : survivre, s’opposer, se révolter », tel est le sujet sur lequel les élèves et les enseignants qui participent au concours de la Flamme de l’Égalité travailleront cette année, et c’est aussi le thème que la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage propose pour orienter le Temps des Mémoires 2024.

3 - empoisonnement texte rouge          Résistances des populations menacées par les captures et la traite, résistances sur les bateaux, résistances dans les colonies, sous toutes les formes possibles – par la culture, par la religion, par le marronnage, par les révoltes… – Résistances en métropole de toutes celles et tous ceux qui dénoncèrent l’abomination de l’esclavage et qui aidèrent des personnes en servitude à s’émanciper, résistances qui après 1789 se muèrent dans les Antilles françaises en révolution qui balaya le système colonial esclavagiste et ouvrit les portes de la colonisation, il y a 220 ans aujourd’hui, lorsqu’Haïti proclama son indépendance le 1er janvier 1804.

          Pendant quelques semaines encore, vous pouvez retrouver de nombreuses figures emblématiques de cette histoire, à travers une sélection d’œuvres et de documents exceptionnels, dans l’exposition « Oser la Liberté » que la FME propose au Panthéon jusqu’au 11 février.

          Elle exalte l’universalité des combats pour la liberté et l’égalité, et aussi leur modernité, dans une société française d’où ni la discrimination ni le racisme n’ont disparu, dans un monde où le débat international sur les réparations nous interpelle sur les conséquences de nos actions passées, et nous invite à plus de solidarité avec les populations marquées par cette histoire, au nom de la défense d’un universalisme sincère et concret. Puisse-t-il nous inspirer toutes et tous en 2024 !

          Au nom des instances de d’équipe de la FME, je vous souhaite une bonne année, à vous ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers.

  Jean-Marc Ayrault

  Président de la FME

Les voeux 2023 de LA FRANCE NOIRE à ses abonnés et à ses lecteurs

Voeux 2023 revueCher(e)s abonné(e)s, chères lectrices, chers lecteurs,

          Les membres du conseil d’administration de l’association La France noire se joignent à son président pour vous souhaiter une Bonne Année 2023. Qu’elle soit pour vous faite d’agréables moments avec celles et ceux que vous aimez et qui vous entourent de leur affection.

          Merci aux abonné(e)s pour leur engagement à nous suivre afin de partager chacun des instants de la vie de notre association ainsi que nos réflexions autour de la place des Noirs dans l’histoire de France, autour de notre idéal de faire de nos différences une force pour notre pays. Merci à tous les visiteurs de notre blog, venant souvent des contrées lointaines comme les États-Unis, le Canada, la Chine, mais aussi des pays voisins comme la Belgique et la Suisse.

          Vous avez sans doute deviné, au travers de nos derniers articles de 2022, que notre association a désormais la grande joie de figurer au nombre des acteurs culturels homologués par l’Éducation nationale dans le cadre de son dispositif Pass culture. Une reconnaissance nationale qui fait de ce ministère l’employeur de La France noire, et de notre association un partenaire vivement conseillé dans l’éducation culturelle des jeunes au sein des établissements scolaires. En d’autres termes, quand ceux-ci nous invitent – parce qu’intéressés par l’une ou l’autre de nos trois expositions pédagogiques – c’est l’Éducation nationale qui paie la facture.

          Nous pensons sincèrement que tout cela a été possible parce qu’il y a des gens comme vous manifestant de l’intérêt pour la culture, des gens comme vous désireux de voir la jeunesse accéder à des regards pluriels de notre histoire, de l’histoire de l’humanité. Merci donc pour votre fidélité qui est un soutien à notre combat pour la prise en compte de nos différences dans les récits destinés aux jeunes générations.

          Bonne Année en notre compagnie !

Raphaël ADJOBI

Le « Pass Culture » contre les déserts culturels

Pass Culture La France noire 2022          Chacun doit désormais retenir que le « Pass Culture » est une institution des ministères de l’Éducation nationale et de la Culture ayant pour objectif de « renforcer l’accès à la culture et de diversifier les activités culturelles » des collégiens et lycéens. Il est aussi un outil de valorisation des artistes et gens de lettres souvent obligés de mendier en proposant des rémunérations dérisoires quand ils veulent apporter leurs connaissances aux jeunes dans les établissements scolaires.

          Pour bien apprécier ce que propose l’État, il convient de rappeler les pratiques habituelles vis à vis de la culture avant la mise en place du « Pass culture » ; en d’autres termes, un état des lieux pour comprendre la nouvelle vision des choses.

La place de la culture dans les établissements avant 2022

          Partons de notre expérience personnelle avec notre région : la Bourgogne-Franche-comté. Depuis plusieurs années scolaires, celle-ci octroie 10et 11€ respectivement à chaque lycéen de l’enseignement général et de l’enseignement technique au titre de la promotion de la culture. Combien d’enseignants sont-ils au courant de ce dispositif régional ? Combien de lycéens peuvent-ils dire en avoir profité grâce à des interventions extérieures ? Qu’en est-il dans votre région ? Par ailleurs, une semaine (ou une journée) pour promouvoir l’engagement citoyen de l’élève lui permettant de se nourrir des expériences des associations était en vigueur depuis de nombreuses années. Dans votre région, combien d’établissements se plient-ils à cette mesure et invitent des associations sur leur budget de fonctionnement ?

          Devant l’évidente carence de la culture au sein des établissements scolaires – parce que les recommandations ministérielles en la matière enthousiasment peu d’équipes pédagogiquespar un décret daté du 6 novembre 2021 modifié par l’arrêté du 20 septembre 2022 est mise en œuvre sur le plan national une structure dénommée « Pass culture » permettant aux jeunes scolarisés au collège et au lycée d’accéder plus facilement à la culture et aux loisirs. Cette mesure à deux volets : un volet individuel (chaque jeune accède à des contenus culturels via une application Internet grâce à un crédit mis à sa disposition) et un volet collectif (via l’établissement scolaire, les classes doivent bénéficier de l’intervention d’acteurs portant des actions à valeur culturelle). Intéressons-nous à ce dernier volet qui participe à la diversification des connaissances de la jeunesse par le biais d’autres adultes que les professeurs des établissements scolaires.

La notion de culture clairement définie

          La partie collective du « Pass culture » permet aux enseignants de financer des activités d’éducation artistique et culturelle pour leur classe. Ici, il n’est pas question de sport et de voyage ! Ce volet qui s’appliquait en 2021 aux élèves de la quatrième à la terminale des établissements publics et privés sous contrat a été élargi aux classes de sixième et cinquième par le décret du 20 septembre 2022. Voici les grandes règles qui mettent en évidence tout l’intérêt de ce dispositif.

Règle n° 1 : les ministères de l’Éducation nationale et de la culture présentent une liste de porteurs de réalisations (arts, ateliers, conférences, expositions, lectures…) qui correspondent à sa définition de la culture sur une plateforme appelée ADAGE. Une liste qui a le mérite de permettre aux professeurs de choisir les acteurs culturels selon leur besoin, leur goût et leurs convictions en restant en accord avec la ligne directrice de l’État. Pour les intervenants, il s’agit clairement de l’obtention de l’agrément ministériel après l’agrément académique.

Règle n° 2 : les établissements scolaires ne reçoivent pas d’argent pour cette mission culturelle mais dispose d’un compte à débiter¹ mis à leur disposition par le biais de la base de donnée ADAGE où sont référencés les acteurs culturels homologués. Le budget de fonctionnement toujours jugé trop maigre par certains ne peut donc plus servir d’argument pour priver les jeunes d’activités culturelles !

Règle 3 : Combien chaque établissement scolaire français peut-il dépenser par année au titre de la culture pour les élèves ? Avant l’intégration des classes de sixième et de cinquième au système le 25 août 2022, voici les plafonds des dépenses tels qu’ils étaient définis :

Pass Culture Plafonds des dépenses

En clair, selon le tableau ci-dessus, si par exemple un établissement scolaire compte 4 classes de quatrième avec une moyenne de 25 élèves – (4 x 25) 100 élèves – il dispose de (100 x 25) 2500à dépenser durant l’année scolaire. Aux professeurs du niveau des classes de quatrième d’un tel établissement de dépenser cette somme en choisissant les intervenants parmi les acteurs culturels de la liste ADAGE ! Bien sûr, un établissement peut inviter un intervenant non homologué et le rémunérer sur son budget de fonctionnement comme cela se fait actuellement. Ces plafonds des dépenses, tout à fait conséquents, constituent une valorisation du travail des acteurs culturels dont la rémunération repose sur des tarifications précises que tout le monde peut consulter sur plusieurs sites Internet (SGDL, Auteurs…). L’État a compris que la culture a un prix ! Et rémunérer les artistes et les gens de lettres au juste prix, c’est les respecter.

Le « Pass Culture », une arme contre les déserts culturels

Conclusion ou lœil du ministère de l’Éducation nationale et de la culture : S’il appartient au chef d’établissement de mettre en place le système du « Pass Culture », toute la liberté de son utilisation revient aux enseignants et surtout aux documentalistes qui sont les animateurs des établissements scolaires. Eux seuls seront jugés ! En effet, les projets ou choix des professeurs seront « publiés sur une cartographie des écoles et établissements scolaires. […] Cet affichage des réservations des utilisateurs du “Pass Culture” participe à la reconnaissance des dynamiques culturelles de chaque école ou établissement scolaire ». En clair, l’Éducation nationale saura dans quels établissements travaillent les professeurs qui savent ce que veut dire Culture et se servent des outils culturels mis à leur disposition pour ouvrir l’esprit des jeunes au monde ! Diversifier les sources des connaissances des jeunes, c’est déjà faire soi-même preuve de curiosité. Reconnaissons aussi que ce dispositif est un excellent moyen de permettre aux établissements éloignés des grandes villes de faire venir à eux la culture ; il est évident que nous allons vers un régime d’égalité en matière de consommation de la culture. Le « Pass Culture » s’avère donc une arme contre les déserts culturels !

Raphaël ADJOBI

1. A la mention « le remboursement est crédité par virement au compte de l’établissement sur la base de la validation des contremarques conformément aux modalités prévues […] Ces contremarques ayant valeur de réalisation du service proposé » s’ajoute le fait que les acteurs culturels fournissent les références de leur compte bancaire à la plateforme ADAGE.

Le bilan 2019 – 2020 de nos interventions pédagogiques

          Les mesures sanitaires gouvernementales ne nous ont pas permis d’honorer trois visites pédagogiques prévues dans notre agenda. Les trois établissements concernés nous ont donné rendez-vous à la rentrée prochaine. Le bilan que présente le document ci-dessous – réalisé au début du mois de février pour notre dossier publicitaire – ne tient pas compte de la demande du collège Saint-Etienne de Sens (89 – Yonne) ; demande arrivée après sa réalisation. Donc, au total, dix demandes : ce qui fait un établissement de plus par rapport à l’année dernière. Avec sa troisième exposition qui aborde le racisme, notre association augmente ses chances d’être largement sollicitée – au regard de la diversité des intérêts ou des besoins des établissements. Petite innovation dans nos interventions : nous laissons de la documentation aux élèves et aux enseignants.

          Par ailleurs, trois mairies ont montré leur grand intérêt pour nos deux premières expositions pour lesquelles nous avions fait de la publicité auprès de certaines municipalités en juin 2019. Mais la situation sanitaire du moment n’a pas permis d’aller plus loin. Seule la ville de Langres (52 – Haute-Marne), dont les manifestations sont prévues en juillet, pourrait maintenir sa demande (Expo n°2 : Les Noirs illustres…). Une convention sera adressée au service culturel de la mairie de cette cité au début du mois de juin.

Bilan 2020

17 mai 2018 – Commémoration du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage

Le 17 mai 2018 est finalement la date retenue pour la commémoration du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage à Joigny ; au lieu du traditionnel 10 mai. Une cérémonie que notre association organise en partenariat avec la mairie. Voici l’affiche publicitaire réalisée pour la circonstance.

L’exposition sera ouverte au public dès 17h30.

Affiche 170e annivers. I

Affiche 170e ann. II

Bilan partiel des visites pédagogiques 2017 – 2018

Amilly 3Depuis la rentrée scolaire, en septembre dernier, l’existence de notre exposition dans sa nouvelle présentation a été largement portée à la connaissance des différents établissements scolaires de l’Yonne et des départements environnants.

Durant ce premier trimestre, nous sommes intervenus dans deux établissements de l’Yonne (Collège Jean BERTIN à Saint Georges-sur-Baulche et Albert CAMUS à Auxerre) et dans un établissement du Loiret (Collège Robert Schumann à Amilly).

Pour 2018, trois autres établissements ont sollicité notre visite (deux dans l’Yonne et un dans le Loiret). Espérons que 2018, année du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage, incitera plus de collèges à prendre du recul et à découvrir notre exposition sur « Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques ».

20171201_110920            Les professeurs d’histoire que nous avons rencontrés ont unanimement reconnu la grande qualité de notre travail et découvert avec beaucoup d’intérêt les résistances en Afrique et dans les Amériques pendant la traite et l’esclavage des Noirs Outre-Atlantique ; faits absents des manuels scolaires. Les trois établissements visités sont prêts à renouveler la demande de visite pour leurs classes de 4e. Cela est très réjouissant et encourageant !

Amilly 4            Force est de constater tout de même que malgré l’intérêt qu’elle suscite, notre exposition n’a pas été, pour le moment, davantage sollicitée ; et cela pour deux raisons :

° La première tient au fait que les budgets des établissements étaient déjà bouclés ; ceux qui nous ont reçus – ou qui sont prêts à nous recevoir – ont dû faire un effort exceptionnel motivé par l’intérêt du sujet. Nous retenons donc que c’est en mai que notre travail doit être annoncé afin qu’il soit éventuellement intégré dans les projets pédagogiques et faire l’objet de demande de subvention ou de budget approprié.

° la deuxième raison est liée au  choix de l’interlocuteur. Nous retenons qu’il est préférable de s’adresser aux chefs d’établissement qui seuls ont le pouvoir de motiver leurs troupes et orienter leur regard vers ce qui peut apporter un plus aux élèves, même s’il ne faut pas négliger le contact avec les professeurs documentalistes.

20171121_141525            Nous tiendrons compte de ces expériences pour améliorer la communication avec les collèges et les lycées afin d’espérer multiplier les interventions et atteindre notre objectif : mieux faire connaître les pans de notre histoire qui impliquent les Noirs de France.

Merci à tous de continuer à accorder votre confiance aux membres du bureau et du conseil d’administration de notre association. Merci de tout cœur à tous de faire confiance à celui qui a la lourde et délicate charge de réaliser le contenu pédagogique des expositions.

Raphaël ADJOBI

2018 : 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage !

170e anniversaire 1

Cela fait 170 ans que la France a aboli l’esclavage. Profitez de l’occasion pour une révision de ce pan de notre histoire avec La France noire

En 2018, nous commémorerons le 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France ! L’événement sera marqué comme d’habitude par des discours officiels et des réjouissances particulières. Mais pour les jeunes générations, où en sera-t-on au niveau de la connaissance des faits de l’histoire et des attentes des descendants des victimes ?

L’histoire n’est pas une science exacte mais un récit. Un récit dont la teneur varie selon le point de vue du chasseur ou de la proie, du vainqueur ou du vaincu. Pour se faire une idée plus exacte de la vérité, il convient donc d’écouter les différentes parties, retenir tous les faits sans jugement de valeur. Le récit historique doit donc être dégagé de toute autorité et de toute tradition immuable. C’est pourquoi l’association La France noire vous propose de prendre du recul pour découvrir les dernières recherches qui éclairent la traite et l’esclavage des Noirs dans les Amériques grâce à des images et des textes de qualité réalisés sur un support moderne et d’une mobilité exemplaire.

La France noire met à la disposition des lycées et collèges une exposition sur « Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques ». A vous de permettre à votre établissement ou à celui de votre enfant, grâce à notre exposition, de prendre part en 2018 aux manifestations du 170e anniversaire d’un événement qui constitue une étape incontournable de l’histoire de la France au regard de la diversité de sa population actuelle.

C’est en effet en 1848 que la France a déclaré l’abolition définitive de l’esclavage dans nos colonies aujourd’hui départements français d’outre-mer. Et c’est l’occasion d’offrir à la jeune génération de Français une bonne connaissance des composantes lointaines de notre pays, de notre citoyenneté, et surtout des faits qui ont scellé notre destin commun. Mieux connaître l’autre, c’est apprendre à respecter sa différence.

            La France noire espère que vous serez nombreux à trouver l’occasion belle pour plus de culture à destination des jeunes, que vous serez nombreux à faire connaître l’existence de notre exposition. Pour cela, contactez-nous et demandez le dépliant proposant son contenu.

Raphaël ADJOBI

Conctact : lafrancenoire@orange.fr