Une soirée conférence-débat bien agréable a eu lieu le 24 septembre 2025 à Sens (89) autour du livre LES FRANҪAIS NOIRS ET LA RÉPUBLIQUE, une histoire mouvementée de Raphaël ADJOBI. Une soirée organisée par le Cercle Condorcet du sénonais dont le dynamisme n’est plus à démontrer au regard du grand nombre de conférenciers invités chaque année dans cette cité bourguignonne abritant la première cathédrale gothique de France : Marylène Pathous-Mathis, Olivia Gazalé…
Intervenant dans les collèges et les lycées avec trois expositions pédagogiques homologuées par l’Éducation nationale pour le compte de l’association La France noire dont il est le fondateur et le coprésident, l’auteur des Français Noirs et la République a d’emblée souligné l’atmosphère d’incertitude dans laquelle baignent les Français noirs en ce début du XXIe siècle quant à leur légitimité. Et cela malgré quatre siècles de présence en terre de France ! Il a d’une part donné des exemples de cette légitimité constamment contestée entraînant une vie de profonde incertitude et donc de crainte, mais il a d’autre part souligné l’espoir que nourrit en leur cœur la grande curiosité du public français devant les objets patrimoniaux centenaires témoignant d’une relation longue, ensanglantée et compliquée entre la France et l’Afrique que quelques institutions n’hésitent plus à exhumer.
Ne devons-nous pas tous souhaiter que ces efforts qui nourrissent l’espoir soient encouragés par nos gouvernants pour alimenter la fraternité nationale ? Le conférencier a pour sa part plaidé pour une plus large transmission des connaissances du passé que la France partage avec l’Afrique pour que tous les Français noirs ne soient pas regardés comme des immigrés n’ayant aucun passé commun avec les Français blancs. Quant au public, il a participé au succès de cette soirée grâce à ses prises de parole pour des questions, des observations ou des analyses de faits du passé.
Merci au Cercle Condorcet du sénonais – et à son président Jean-Pierre Chignardet – pour cette invitation qui souligne son intérêt pour le travail de l’auteur au sein de l’association La France noire. Merci de tout cœur à Bernard Périllat dont les qualités de poète que sont la curiosité et la volonté de toujours côtoyer d’autres horizons ont permis cette invitation. Merci aussi à Bernard PERNUIT qui a consacré du temps à l’invité et lui a permis de découvrir la belle cathédrale gothique de Sens dont certaines sculptures témoignent des dévotions des chrétiens locaux mais aussi de leurs querelles intestines et même parfois de l’esprit vengeur du clergé à l’égard de ses ennemis. Et surtout merci au Cercle Condorcet du sénonais qui a offert cette visite au conférencier !
Raphaël ADJOBI

Le
Annoncé en même temps que la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage du 9 mai 2025 à Joigny, par les affiches et les flyers, la projection du film
Proposée au public dans la salle d’exposition du cinéma Agnès Varda jusqu’au samedi 31 mai 2025,
Pour terminer cette brève page, je voudrais sincèrement remercier notre secrétaire Annie BIARD, qui est également chargée de nos actions dans notre localité, pour l’enthousiasme avec lequel elle a pris en main l’organisation de la cérémonie de commémoration du 9 mai ainsi que la rencontre autour du film NI CHAÎNES NI MAÎTRES le 12 mai. Merci également à Monsieur Richard ZEIGER, deuxième adjoint au maire de Joigny, qui a honoré de sa présence la rencontre avec les élèves de l’école primaire Sainte-Thérèse de Joigny. Il a même pris la parole pour inviter les jeunes présents à faire montre d’attention à certaines pages de notre histoire touchant l’esclavage outre-atlantique.
Le jeudi 16 et le vendredi 17 janvier 2025,
Dans la galerie des portraits de notre exposition,
Invitée par notre jeune collègue Antoine Bedin pour l’accompagner dans son projet engagé avec ses classes qu’il a inscrites au concours de La flamme de la liberté organisé tous les ans par la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage (F.M.E) dirigée par Monsieur Jean-Marc Ayrault, l’équipe pédagogique s’est retrouvée face à des enseignants heureux de découvrir un outil pédagogique qu’ils ne soupçonnaient pas ; un outil pédagogique accompagné par un conférencier qu’ils ont unanimement apprécié. Celui-ci n’oubliera JAMAIS le visage rayonnant de certain(e)s de ses collègues lors de sa prestation !
A vrai dire, c’est la personnalité faite d’un franc enthousiasme du collègue Antoine Bedin qui a drainé les autres enseignants et leurs élèves vers le CDI où était installée l’exposition Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques. Au lieu d’une demi-journée, c’est en fait une journée entière que l’équipe de La France noire a passée avec un grand plaisir au lycée des métiers Alexandre Bérard. Le trésorier de la France noire – Pascal Compaoré – qui a intégré pour la circonstance l’équipe pédagogique a observé, comme nous auparavant, qu’avant l’intérêt des jeunes pour la qualité de l’exposition, c’est celui qu’ils portent à la qualité du discours du conférencier que tous les observateurs peuvent et doivent retenir. En effet, c’est le discours de la reconnaissance des histoires françaises des uns et des autres négligées ou jamais racontées dans le grand livre de l’Histoire de France qu’est l’école qui suscite l’attention des élèves ! Pour preuve : le conférencier et lui ont été les témoins d’une scène inédite : trois jeunes approchent le conférencier pour le remercier vivement de la qualité de son discours. Le premier des trois lui dit sans détour : « mon grand-père est Noir ; il est Antillais ». Le trésorier de l’association et le conférencier ont été quelque peu obligés de lui dire qu’ils sont l’un et l’autre les grands-parents de jeunes Blancs ! Et c’est parce qu’ils ne veulent pas que leurs petits-enfants blancs ou noirs aient honte de leurs aïeux que l’association La France noire milite pour une instruction qui apprenne aux jeunes à se connaître pour mieux respecter leurs différences au sein de la République qu’ils ont reçue en héritage. Car à sa naissance, la république n’était pas blanche ! Elle était blanche et noire dès 1794 ! Cela est incontestable et doit être connue de tous ! Et c’est d’ailleurs ce que la seconde république a voulu rappeler à tous en faisant sculpter la première Marianne noire en 1848 ! Mais combien sommes-nous à savoir cela et à l’enseigner ?*
Merci à tous, et surtout aux jeunes porteurs du projet avec leur professeur Monsieur Bedin. Vos questions, vos observations et vos sentiments sur les panneaux de l’exposition ont permis au conférencier de vous conduire plus loin dans la connaissance de la lutte des esclaves noirs pour leur liberté dans les Amériques. Chose hier ignorée et qui a permis de ne retenir que la glorification de quelques Européens dans nos livres et espaces publics. Votre travail sur les héros noirs de la lutte pour la liberté – que nous ne dévoilerons pas ici – sera la preuve de votre volonté de réparer une injustice. Merci donc à vous !
Lu
Liss KIHINDOU :
Raphaël ADJOBI :
« Combattre loin de chez soi »
Imaginez donc : non seulement le musée rend compte de la mobilisation humaine des colonies, mais il montre aussi leur mobilisation économique ! En d’autres termes,
Deux espaces du musée sont consacrés à des films documentaires : l’un s’attache à la géographie de l’empire colonial français et son évolution dans l’espace et le temps. Le deuxième, trop long selon moi, délivre l’actualité du musée au travers des visiteurs.
La soirée a commencé par un vibrant hommage à Françoise Parry, qui
Enfin, la secrétaire, Annie Biard, chargée également des actions locales a exposé les projets de films-débats pour l’année 2024 – 2025. Parmi ces projets filmiques,
L’occasion était belle pour
Merci aux membres du bureau et du Conseil d’administration pour leur implication qui a fait de notre stand un lieu d’échange permanent. Signalons que la coprésidente, Françoise Roure, a eu l’occasion d’échanger avec le maire Nicolas Soret et la conseillère départementale Frédérique Colas ; les deux élus lui ont semblé avoir compris que notre volonté d’animer notre cité ainsi que notre département, et aussi d’apporter à la jeunesse des connaissances sur des pans méconnus de notre histoire, a besoin de leur soutien.
La matinée a été marquée par la conférence de Mme Marie-José Cantier, formatrice et experte pédagogique au sein de l’
Aussi,
En ce milieu d’année 2024 où les événements politiques ont fait prendre conscience à une grande majorité de Français que la peur de l’autre gouverne l’esprit de beaucoup au point de porter une grave atteinte aux valeurs de la République, il était réjouissant de connaître l’existence d’une structure comme
La journée du lundi 17 juin a permis aux élèves de 5è, attendus en 4è à la rentrée prochaine, d’avoir un avant-goût d’un sujet de leur programme d’histoire : l’esclavage des Noirs dans les Amériques ! Une classe de troisième et une de quatrième ont aussi profité de la présence du conférencier. Une journée très satisfaisante aux dires des élèves eux-mêmes – selon leurs mots adressés directement au conférencier ou par l’intermédiaire de Madame Roux, leur professeure d’histoire qui a préparé avec la professeure documentaliste notre venue au collège Pablo Picasso.
Le vendredi 21 juin, ce sont quatre classes de 4è qui ont participé à la rencontre. Pour ces élèves, c’était évidemment le prolongement du cours d’histoire sur l’esclavage qu’ils ont eu quelques mois auparavant.
La France noire dit bravo à tous les jeunes pour leur curiosité et surtout pour leur grande attention aux explications du conférencier. Merci aux collègues Aude Garcia del Prado et