LA FRANCE NOIRE au lycée Joliot-Curie avec son exposition sur le racisme

Afin d’offrir aux enseignants des opportunités d’élargir les connaissances des étudiants du lycée Joliot-Curie, notre collègue Céline Elbé – professeure documentaliste – a décidé d’accueillir au CDI les différentes expositions de La France noire homologuées par l’Éducation nationale via le Pass Culture et ADAGE. Les enseignants sont libres d’inscrire leurs élèves pour une rencontre avec le conférencier de notre association. Quand cela n’est pas possible, c’est elle qui assure la relève durant les jours restants de la semaine. Ce qui l’oblige à une franche collaboration avec l’intervenant : prises de notes, questionnements, transmission des questions ou observations des enseignants…. Tout cela pour agir efficacement devant les élèves qui ne peuvent rencontrer le conférencier.

                Ainsi, l’année dernière, le CDI de l’établissement a accueilli notre exposition sur l’esclavage ; et cette année, du lundi 16 au vendredi 20 décembre, L’invention du racisme et la négation des traces de l’homme noir dans l’histoire de l’humanité a été proposée aux enseignants pour des rencontres pédagogiques : 11 rencontres avec l’intervenant de La France noire (lundi et vendredi) et 9 avec la professeure documentaliste !

Il est important de retenir ceci : en très peu de temps, l’annonce de l’arrivée de l’exposition a suscité l’intérêt des enseignants, sans doute parce que le planning a été proposé via Internet – les enseignants n’étant pas obligés de se déplacer au CDI pour inscrire leurs classes. Par ailleurs, il est certain que la grande liberté dont jouissent certain(e)s professeur(e)s documentalistes pour proposer des activités internes à l’établissement conformément à l’esprit de leur formation, tout en s’appuyant sur les outils validés par l’Éducation nationale à travers le Pass culture, participe au succès des expositions de La France noire.

            La volonté de notre collègue professeure documentaliste est de permettre à un très grand nombre d’élèves de découvrir les trois expositions pédagogiques de notre association durant leurs trois années au lycée. Une ouverture sur d’autres pans de l’histoire de France qui semble très appréciée. Dans l’exposition présentée cette année, si l’étude du travail des racialistes pour mettre en place la hiérarchisation des êtres humains a séduit les lycéens, c’est assurément celle relative à la propagation du racisme à travers les expositions coloniales et la publicité qui a rencontré un indéniable succès. La ségrégation raciale et l’apartheid deviennent alors des conséquences évidentes aux yeux de tous. Par ailleurs, découvrir en image ce que l’Europe entend par « être évolué » a semblé un moment marquant dans l’esprit des jeunes ; nous espérons que cette image sera pour eux un repère judicieux pour apprécier les discours véhiculés dans les univers dans lesquels ils évolueront.

Merci aux enseignants attentifs aux propositions de notre collègue documentaliste. Merci aussi aux élèves pour leur esprit curieux et leurs analyses souvent pertinentes. Merci enfin à notre collègue Céline Elbé qui a fait montre d’un grand investissement personnel pour transmettre aux 9 classes qui n’ont pas rencontré le conférencier le contenu de son exposé qu’elle a su faire sien. Nous lui disons aussi un grand merci pour son aide précieuse à l’installation et à la désinstallation de l’exposition.

Raphaël ADJOBI

Le conférencier de LA FRANCE NOIRE vu par les jeunes du lycée Benjamin Franklin (Orléans – 45)

Retrouvons ici les témoignages des élèves du lycée Benjamin Franklin que nous avons rencontrés en janvier 2024 autour de notre exposition « Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques ». Plutôt que de vous livrer le contenu des trois dernières pages que nous n’avons pas publiées en mai dernier, nous choisissons de vous présenter les propos de tous les jeunes renvoyant à la prestation du conférencier, c’est-à-dire à la question « Qu’avez-vous pensé de la conférence à laquelle vous avez assistée ? » ; question posée par les professeurs documentalistes.

° Élèves de 2TRPM

V. Louis : « Bien et intéressant ». E. B. Nasr’Allah : « j’ai apprécié la conférence car c’était intéressant ».

T. Kenji : « Pour connaître le passé de la France et toutes les étapes qu’elle a suivies au cours de l’histoire pour que la nouvelle génération ne fasse pas les mêmes erreurs que par le passé. Explications claires, j’ai bien aimé, c’était bien animé ».

L. Ethan : « J’ai bien aimé car ça m’a fait apprendre beaucoup de choses ».

A. Jule : « J’ai trouvé que la conférence était bien car j’ai pu apprendre davantage sur l’histoire de l’Afrique et des Africains en France ».

A. Schadrack : « J’ai bien aimé la conférence car le monsieur nous a bien expliqué l’esclavage, il nous parlait avec passion et envie. Grâce à lui, j’en ai appris sur l’esclavage ».

A. Yanis : « J’ai trouvé ça intéressant de parler de ce qu’il se passait avant dans le monde. Mais aussi de montrer les discriminations que les Noirs ont pu subir dans le passé ».

° Élèves de TEDPI

C. Kenzo : « J’ai trouvé intéressant d’en apprendre plus sur l’esclavage, car j’ai l’impression que c’est un sujet vraiment peu abordé que ce soit dans les livres ou à l’école. J’ai même appris […] que l’esclavage existait encore, je croyais que cela n’existait plus ».

C. Lorane : « J’ai bien aimé la conférence parce que j’ai appris de nouvelles choses sur l’esclavage ».

M. Aymen : « J’ai pu assister à la conférence sur le sujet de l’esclavage, j’ai trouvé cette exposition très intéressante ça m’a permis d’avoir plus de connaissances sur l’esclavage, c’était très bien présenté. J’étais très content d’avoir pu assister à cette conférence ».

T. Djelika : « J’ai bien aimé j’ai appris des choses que je savais pas avant cette conférence ».

M. Mahiedine : « L’histoire des Français noirs, depuis l’époque coloniale jusqu’à aujourd’hui, montre comment cette communauté a enrichi la diversité culturelle de la France et contribué de manière importante à la société ».

K. Elidé : « L’histoire des Français noirs est importante pour reconnaître et comprendre leur contribution à la société française, ainsi que les défis qu’ils ont pu rencontrer. Cela favorise l’inclusion, la diversité, et permet de mieux appréhender l’évolution de la France en tant que nation plurielle ».

Dans mon livre Il faut remettre le français au centre de l’enseignement, je soulignais l’importance que l’Éducation nationale doit attacher à l’exploitation des connaissances universitaires des intervenants extérieurs pour appuyer l’instruction de la jeunesse. Les propos des lycées me donnent raison. Les connaissances techniques des enseignants pour réussir les examens sont une choses ; lever la tête pour établir des liens entre ces connaissances et la réalité du monde qui nous entoure ne doit pas être négligé.

Le collège Pablo Picasso à Châlette-sur-Loing découvre le travail de « La France noire »

          La France noire a passé les journées du lundi 17 et du vendredi 21 juin 2024 au collège Pablo Picasso à Châlette-sur-Loing (45) où, pour la première fois, les enseignants ont découvert – en même temps que leurs élèves – notre exposition sur l’esclavage. Ce premier déplacement dans ce collège du Loiret a été possible grâce à notre collègue professeure documentaliste, Aude Garcia del Prado, qui avait apprécié Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur leur liberté dans les Amériques lorsqu’elle était en fonction à Ferrière-en-Gâtinais (Loiret). « Si vous êtes d’accord, nous partons pour des années de collaboration », a-t-elle lancé avec le sourire. Bien sûr, une telle proposition ne peut que faire plaisir à La France noire

Pablo Picasso Ch-sur-Loing 3          La journée du lundi 17 juin a permis aux élèves de 5è, attendus en 4è à la rentrée prochaine, d’avoir un avant-goût d’un sujet de leur programme d’histoire : l’esclavage des Noirs dans les Amériques ! Une classe de troisième et une de quatrième ont aussi profité de la présence du conférencier. Une journée très satisfaisante aux dires des élèves eux-mêmes – selon leurs mots adressés directement au conférencier ou par l’intermédiaire de Madame Roux, leur professeure d’histoire qui a préparé avec la professeure documentaliste notre venue au collège Pablo Picasso.

Pablo Picasso Ch-sur-Loing 1          Le vendredi 21 juin, ce sont quatre classes de 4è qui ont participé à la rencontre. Pour ces élèves, c’était évidemment le prolongement du cours d’histoire sur l’esclavage qu’ils ont eu quelques mois auparavant. Découvrir le monde de la traite et de l’esclavage des Noirs dans les Amériques sous l’angle de leur opposition à la condition qui leur était faite est toujours un choc pour les jeunes. En effet, avoir pour la première fois sous les yeux cette résistance à l’esclavage qui a justifié l’invention d’outils et de techniques de torture, aussi bien que des théories pour reléguer le Noir au rang des animaux, est absolument nécessaire pour comprendre certaines idées et attitudes d’aujourd’hui. Alors, on devine bien que les questions et les observations n’ont pas manqué.

Pablo Picasso ajout 2          La France noire dit bravo à tous les jeunes pour leur curiosité et surtout pour leur grande attention aux explications du conférencier. Merci aux collègues Aude Garcia del Prado et Emelyne Roux pour leur souci de permettre aux élèves d’acquérir des savoirs complémentaires aux manuels scolaires, et aussi pour l’accueil. Merci à tous les autres collègues qui ont adhéré au projet d’élargir les connaissances des jeunes dont ils ont la charge.

Raphaël ADJOBI

Les élèves du lycée Benjamin Franklin (45) témoignent, après avoir découvert l’exposition « Les résistances africaines à la traite… »

Exposition N°1 Revue agré. académ.Le jeudi 18 et le vendredi 19 janvier 2024, La France noire a rencontré les jeunes du lycée Benjamin Franklin d’Orléans autour de son exposition « Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques ». Un mois plus tard, nous est parvenue une enveloppe du CDI de ce lycée contenant les témoignages des étudiants ayant participé aux rencontres. Nous n’hésitons pas au plaisir de partager avec vous les deux premières pages de ce document qui en compte cinq. Merci à nos collègues et amis Guyonne Duvauferrier et Sébastien Villepou qui ont pensé à recueillir ces témoignages à partir des questions suivantes :

– Qu’avez-vous pensé de la conférence à laquelle vous avez assisté ? Et de l’exposition ? Développez votre réponse.

– Quelles sont les images ou textes qui vous ont marqués dans cette exposition ? Pourquoi ?

BTS :

R. Gaspard : « Très bonne conférence, une explication claire et soignée, l’intervenant nous a montré pourquoi il était présent et son discours était vivant. Il nous a expliqué clairement sans déborder sur d’autres sujets ».

« J’ai été marqué par le masque que portaient les femmes car cela est immoral ».

D. Christophe : « Très bien, très instructives »

« L’image des esclaves dans la fosse, on dirait des bêtes dans des cages, cela renvoie bien la cruauté des êtres humains afin de réaliser des profits ».

D. Nathan : « C’était très intéressant et instructif. »

« L’image ci-dessus, avec l’esclave portant un masque de fer est marquante. On a l’impression de voir un chien avec une muselière, ce qui prouve complètement la déshumanisation totale des esclaves qui ne sont plus considéraient comme des êtres humains mais comme des objets sans valeur. C’est triste ».

D. Gaëtan : « J’ai bien aimé cette exposition car elle a été d’une part très instructive et aussi elle m’a fait prendre conscience à quel point les personnes noires avaient pu souffrir et à quel point ils ont contribué à notre culture et à la défense de la France durant les guerres ».

« J’ai été choqué de voir des images représentant des esclaves marqués au fer rouge comme du bétail ».

L. Erwan : « Les images de violence et la violence de celle-ci ».

C. Valentine : « J’ai trouvé cette conférence très intéressante, et qu’il vaut mieux se connaître et apprendre à respecter sa différence. Le monsieur de la conférence était captivant et expliquait très bien. Parler d’événements aussi tragiques permet de prendre conscience de certaines choses et de réaliser qu’on n’est pas si mal ».

« L’image qui m’a marquée durant cette exposition est l’image ci-dessus avec l’instrument de torture. Je la trouve marquante car il faut avoir un instrument pour ne pas se suicider donc ça montre bien l’horreur de l’esclavage. Ils doivent créer un instrument pour maintenir leurs serviteurs en vie. L’autre image qui m’a marquée est l’image où les gens étaient en captivité dans une fosse de plus de 3 mètres, accrochés avec des chaînes les uns aux autres. Elle était choquante car on dirait des animaux mis en captivité, des animaux dangereux qu’il faut tenir à distance pour ne pas attraper des maladies ou se faire mordre ».

P. Malo : « J’ai bien aimé la conférence ça nous a permis d’en apprendre plus sur l’esclavage ». « L’image avec le dos frappé ».

S. Jaad : « Cette conférence m’a permis de mieux comprendre les difficultés et les conditions de vie qu’ont subies les noirs durant cette période ».

P. Marius : « Très bonne conférence avec beaucoup d’explications et de détails ».

C. Benoît : C’était très intéressant la conférence comme l’exposition car c’est important de ne pas oublier cette partie de l’histoire ».

L. Nadir : « C’était très intéressant car je ne connaissais pas l’histoire des noirs français ».

Y. Hfid : « Grâce à cette conférence, j’ai pu voir plusieurs aspects éclairants et approfondis de l’esclavage et de la contribution des noirs dans l’histoire française ».

K. Batuhan : « C’était une très belle exposition. Cela nous a permis de découvrir en détail ce que les esclaves ont subi durant ces années-là. J’ai été marqué d’apprendre qu’il y a eu 2 fois une abolition de l’esclavage en France ».

S. Licina : « C’était une très bonne conférence. J’ai appris beaucoup de choses sur l’histoire des Noirs de France que je ne connaissait pas avant ».

« Les images qui m’ont marqué sont toutes les images des esclaves qui se font torturer par les blancs. Cela me montre la cruauté des hommes ».

B. Charly : « Cette conférence était intéressante pour comprendre les histoires, tout ce qu’il s’est passé durant des siècles ».

« L’image du texte qui m’a marqué c’est l’image de Samory Touré car cela m’a permis d’apprendre puis de voir ce qu’il s’est passé en 1884 et 1885 au Gabon ».

B. Jawad : « Je pense que la conférence était bien construite, pour ma part j’ai tout compris mais j’ai remarqué qu’il y avait beaucoup trop d’affiches et de données sans trop d’indications de sens de lecture. Mais à part cela j’ai fortement apprécié cette intervention qui était riche en apprentissages ».

« C’est l’affiche sur le dos d’un ancien esclave des Amériques à subies à la suite d’une tentative de fuite vers la liberté. On voit des cicatrices abominables à la suite de sa tentative de fuite qui choquent ».

N.B. : Nous avons volontairement évité de mentionner les noms de famille.

Retour de l’exposition « L’invention du racisme… » au lycée des métiers François Mitterrand à Château-Chinon (58 – Nièvre)

Château-Chinon 2024 Lolli oui          Du lundi 8 au vendredi 12 avril 2024, grâce à notre collègue professeure documentaliste, Hélène Boitière, La France noire a été invitée par l’équipe pédagogique du lycée des métiers François Mitterrand à Château-Chinon (58-Nièvre) pour présenter aux étudiants son exposition sur « L’invention du racisme et la négation des traces de l’homme noir dans l’Histoire de l’humanité ». Afin de permettre aux jeunes de profiter largement de la richesse de l’exposition, et surtout des analyses du conférencier, la rencontre avec chaque classe a duré 1h30 au lieu d’1h – comme ce fut le cas l’année dernière.

Château-Chinon 2024 A          Compte tenu donc d’un planning qui accorde plus de temps aux élèves, les échanges ont été très riches grâce aux nombreuses réactions devant les images publicitaires empreintes de racisme ainsi que les stéréotypes renvoyant – hier comme aujourd’hui – les Noirs au monde des primates. Les jeunes des 8 classes qui ont participé à ce rendez-vous ont fait montre de beaucoup d’attention et n’ont pas hésité à exprimer leurs sentiments personnels devant les conséquences des théories qui ont alimenté le racisme. En les écoutant, La France noire peut être fière d’offrir à la jeunesse les outils nécessaires pour reconnaître le racisme qui se cache derrière certaines images que véhicule notre société en ce XXIe siècle. Bravo aux jeunes pour leur franchise qui a rendu chaque moment très agréable.

Château-Chinon 2024 B          Merci aux collègues dont la curiosité et l’enthousiasme ont encouragé la professeure documentaliste à renouveler ce rendez-vous pédagogique. C’est un réel plaisir de les entendre souligner l’utilité de notre action auprès des étudiants dont ils ont la charge et dont ils connaissent les besoins. Merci à toutes et à tous d’apprécier autant que nous ce moment particulier de la vie du lycée des métiers François Mitterrand.

Raphaël ADJOBI

Le lycée Clément Ader accueille l’exposition « Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques » pour la deuxième année consécutive

Tournan-en-Brie avr. 2024. b          Du mardi 2 au vendredi 5 avril 2024, à Tournan-en-Brie (77), le lycée Clément Ader a accueilli pour la deuxième année consécutive La France noire avec son exposition Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques. C’est encore une fois notre collègue Thibault Noël-Artault qui nous a invités avec la complicité des professeures documentalistes – Anne et Laurence – qui ont pris en charge l’organisation des rendez-vous avec les classes le mardi et le vendredi.

Tournan-en-Brie avr. 2024. C          Les 6 classes inscrites à la rencontre avec le conférencier ont bénéficié d’un exposé sur les raisons qui justifient la connaissance de l’histoire de la traite et de l’esclavage des Noirs dans les Amériques, avant de découvrir l’exposition. Puis, un temps de questions-réponses leur a été accordé ; et, comme d’habitude, il y a eu de nombreuses observations appelant des explications complémentaires de la part du conférencier. Merci aux jeunes pour l’attention dont ils ont fait preuve durant ces rencontres.

Tournan-en-Brie avr. 2024. D          Merci à Anne et Laurence pour l’accueil, les échanges qui ont été riches de belles informations, et aussi pour leur aide à l’installation et à la désinstallation de l’exposition. Merci aux collègues qui ont inscrit leurs classes aux rencontres de ces deux journées permettant ainsi à leurs élèves soit d’élargir leurs connaissances sur un sujet au programme, soit tout simplement de faire preuve de curiosité. En effet, la culture s’acquiert aussi en sortant des sentiers battus. Merci à toutes et à tous qui encouragez les jeunes à ne pas se contenter du strict nécessaire mais bien au contraire à ouvrir leur esprit sur d’autres sujets.

Tournan-en-Brie Livres          Merci au professeur de philosophie, Thibault Noël-Artault, dont la passion pour l’histoire des peuples a permis ces retrouvailles avec le lycée Clément Ader.

Raphaël ADJOBI

Le lycée Charles Le Chauve à Roissy-en-Brie (77) accueille « Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté… »

Roissy-en-Brie 3          Du lundi 5 au vendredi 9 février 2024, le lycée Charles Le Chauve a accueilli notre exposition sur l’esclavage avec deux journées de conférences devant les jeunes (jeudi et vendredi). C’est toujours un réel plaisir de constater que certaines professeures documentalistes jouent pleinement leur rôle d’animatrices de l’espace culturel qu’est le CDI dont elles ont la gestion ; cette liberté qu’elles ont de solliciter des intervenants extérieurs pour élargir les savoirs des élèves mérite d’être imitée.

          Parmi les 9 classes inscrites à la rencontre, certaines ont pu découvrir en amont l’exposition, accompagnées de leur professeur, et ont bénéficié de plus de temps d’échange avec le conférencier ; d’autres – toujours grâce à leur professeur – ont travaillé sur la connaissance de l’histoire française de l’Autre avant le jour du rendez-vous. En effet, une collègue a été sensible à cette formule de notre site Internet : « Lorsque les autres ignorent que vous avez une histoire, ils n’ont pas d’estime pour vous ». Oui, l’histoire de l’esclavage dans les Amériques fait partie des pages de l’histoire d’une partie de la population française ; la connaître, c’est aussi comprendre la diversité de la France d’aujourd’hui. Nous avons également eu l’agréable surprise de voir des enseignants visiter l’exposition avant leurs classes.

Roissy-en-Brie 1          C’est donc avec une grande attention que les lycéens ont écouté le conférencier après la lecture des panneaux dont les images ne peuvent laisser indifférents. Évidemment, les questions ont souvent tourné autour des violences infligées aux femmes et aux hommes africains en cas de résistance à la volonté des esclavagistes. Sous leurs yeux se peignaient effectivement les images des révoltes, des suicides et des infanticides qui étaient des réponses individuelles et collectives à la captivité et à l’exploitation que ces Africains ne comprenaient pas et n’acceptaient pas. Merci à tous les jeunes qui ont activement participé aux échanges ; bravo à tous pour votre écoute attentive. Vos applaudissements nous ont vraiment fait plaisir.

Roissy-en-Brie 4          Merci à notre collègue professeure documentaliste qui a pris soin de nous durant ces deux journées. Nous sommes également reconnaissants à tous les enseignants qui, soucieux d’aiguiser la curiosité de leurs élèves, les ont inscrits à ces rencontres. Cela est stimulant pour les professeures documentalistes. Merci à toutes et à tous de nous avoir franchement témoigné votre satisfaction.

Raphaël ADJOBI

Le lycée Benjamin Franklin à Orléans accueille « La France noire » pour la sixième fois

Orléans Janv. 2024 A          Depuis l’année scolaire 2018-2019, le lycée Benjamin Franklin maintient une relation étroite avec La France noire autour des outils pédagogiques qu’elle propose. Et fait exceptionnel, cet établissement scolaire est le premier à avoir accueilli les trois expositions de l’association. Les professeurs documentalistes de ce lycée peuvent, par conséquent, valablement témoigner de la qualité de l’ensemble de nos travaux auprès d’autres établissements.

          Cette année, c’est notre exposition Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques – exposition labellisée (une garantie officielle de qualité accordée) par la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage (FME) dirigée par Jean-Marc Ayrault – qui a été choisie ; et cela pour la première fois. Bien sûr, nous avons retrouvé à Benjamin Franklin les fidèles de La France noire ; des fidèles auxquels se sont joints de nouveaux enseignants qui n’ont pas manqué de nous témoigner leur enthousiasme. Merci à tous les collègues qui prennent le temps de lever la tête des manuels scolaires afin d’élargir quelque peu l’horizon des jeunes sur d’autres façons de présenter et d’enrichir les thématiques des programmes scolaires.

Orléans 2024 B          Les sept classes inscrites à la rencontre avec l’intervenant ont découvert la traite et l’esclavage des Noirs dans les Amériques sous un angle jamais présenté dans les manuels et nos livres d’histoire. Quel bonheur, et quel plaisir de voir les choses autrement ! Aussi, l’attention des jeunes était grande devant les explications du conférencier ; et leur étonnement était tout aussi grand devant la violence des techniques inventées par les esclavagistes pour briser la soif de liberté des femmes et des hommes déportés depuis l’Afrique. Bravo aux élèves pour leurs belles remarques et leurs questions qui ont nourri les différentes rencontres. Nous vous disons sincèrement merci pour vos applaudissements et pour votre très grande attention qui témoigne du réel intérêt que vous portez à ce pan de notre histoire commune.

          Bien sûr, ces moments d’échanges ne seraient pas possibles sans les professeurs documentalistes qui, à Benjamin Franklin, jouent pleinement leur rôle d’animateurs culturels en proposant régulièrement aux enseignants et à leurs élèves des rencontres avec des intervenants extérieurs. En inscrivant leurs classes à ces activités, les enseignants encouragent les professeurs documentalistes à poursuivre leur travail qui va au-delà de la gestion du matériel pédagogique. C’est aussi, de la part de ces collègues, une marque de curiosité qu’ils transmettent d’une certaine façon à leurs élèves.

Raphaël ADJOBI

Le collège Saint-Michel à Reims accueille notre exposition sur le racisme

St-Michel Reims Janv. 2024 II          Après avoir reçu notre travail sur l’esclavage l’année dernière, le collège Saint-Michel à Reims a poursuivi l’échange pédagogique avec La France noire en accueillant, du 8 au 12 janvier 2024, L’invention du racisme et la négation des traces de l’homme noir dans l’histoire de l’humanité. C’est Madame Bindi, professeure documentaliste – exerçant pleinement sa fonction d’animatrice culturelle de l’établissement – qui a proposé aux élèves de cinquième et à leurs professeur(e)s de découvrir cette thématique à travers notre exposition. En répondant présents à son appel, ces derniers ont pris un réel plaisir à s’immerger dans l’histoire du racisme et ses impacts sur nos sociétés.

          Il est tout à fait magnifique de constater dans les réactions des jeunes que notre exposition leur fait prendre conscience de certaines réalités auxquelles nous ne prêtons pas l’attention qu’elles mériteraient ; une attention nécessaire pour aller vers la réflexion et l’analyse de certains comportements de la vie ordinaire. Et dans cette exposition, ce sont les idées et les comportements de certains adultes qui leur sont présentés. Que le lecteur se rassure : aucun des jeunes n’a manifesté le souhait de ressembler à ces adultes.

Image et texte          Bravo à tous les élèves qui ont participé à la rencontre avec le conférencier le mardi 9 janvier 2024 ainsi qu’à ceux qui ont pris part, durant les autres jours de la semaine, aux ateliers organisés par Madame Bindi. En effet, l’exposition est restée dans l’établissement jusqu’au vendredi 12 pour un travail interne. Merci aussi aux collègues qui ont montré un grand intérêt pour cette exposition et l’ont même fait découvrir à des classes de quatrième. S’adressant au conférencier, Madame Bindi a eu ces mots : « les jeunes aiment qu’on leur raconte des histoires. Et vous le faites si bien que leur attention est également remarquable ».

          C’est un réel plaisir de rencontrer dans les établissements scolaires des animateurs culturels aussi désireux que nous d’ouvrir l’esprit des jeunes au monde afin qu’ils se nourrissent le plus possible de toutes ses richesses dans le domaine des savoirs. C’est donc avec un pincement au coeur que nous ne reverrons plus Madame Bindi dans cette fonction au collège Saint-Michel. L’heure de la retraite a sonné pour elle dès la fin de ce mois de janvier 2024… La France noire vous remercie, Madame Bindi, de lui avoir permis de semer dans votre région un peu de ces pans méconnus de l’histoire de France mais dont la connaissance est si précieuse pour la construction de la fraternité nationale.

Raphaël ADJOBI

Le lycée Frédéric Joliot-Curie à Dammarie-lès-Lys accueille « La France noire » avec son exposition sur l’esclavage

Dammarie-lès-Lys déc. 2023          Le lundi 18 et le vendredi 22 décembre 2023, La France noire a présenté son exposition « Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques » au lycée Frédéric Joliot-Curie à Dammarie-lès-Lys (Seine-et-Marne 77) grâce à l’invitation de la professeure documentaliste Céline Elbé. Celle-ci avait découvert deux de nos travaux l’année dernière, à Tournan-en-Brie où elle était en fonction, et a jugé utile de faire venir cette exposition-conférence de notre association dans son nouvel établissement afin que les enseignants et leurs élèves en profitent.

          C’est avec une grande attention que les différentes classes ont écouté la présentation de l’exposition avant d’échanger avec le conférencier après avoir lu et observé les différents panneaux. Curieux, les élèves sont souvent revenus sur les violences infligées aux esclaves pour en comprendre les raisons ; ce qui a permis de leur faire prendre conscience de la volonté des esclavagistes de briser leur farouche attachement à la liberté les poussant à multiplier les actions de résistance : fuite (marronnage), infanticide, rébellions… Les élèves étaient visiblement très heureux de connaître cette page de l’histoire de France dans les détails. Certains sont même venus déclarer leur satisfaction au conférencier.

Dammarie-lès-Lys déc. 2023 b          Quant aux collègues, c’est avec un réel enthousiasme qu’ils ont accueilli notre exposition sur l’esclavage comme un complément utile à leur travail. Nous les remercions d’avoir répondu à l’appel de la professeure documentaliste qui, jouant pleinement son rôle, leur a permis de découvrir d’autres aspects des thématiques de leur enseignement. En se montrant curieux, ils encouragent par la même occasion la curiosité de leurs élèves ; et cela est heureux.

          « Je pense que vous êtes légitime pour parler de cette histoire ; en plus, vous en parlez avec une telle passion que vous captivez l’attention de votre auditoire. C’est ce qui m’a plu dès notre première rencontre », ainsi s’est exprimée Céline Elbé*, notre collègue documentaliste, à qui je dis sincèrement merci pour ce compliment. Nous lui sommes par ailleurs reconnaissants d’avoir été pour l’association une excellente ambassadrice auprès des autres professeurs documentalistes de la Seine-et-Marne. Résultat : quatre visites pédagogiques prévues dans ce département durant cette année 2023-2024.

Raphaël ADJOBI

*LIRE l’article de Céline Elbé sur le site du lycée F. Joliot-Curie à Dammarie-lès-Lys