Le jeudi 28 et le vendredi 29 janvier 2021, La France noire est intervenue au collège Paul Bert, à Auxerre, avec son exposition « Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques ». La direction du collège a tiré les leçons de nos deux précédentes interventions en écoutant les enseignants : accorder davantage de temps aux élèves pour profiter des explications relatives aux images captivantes des panneaux. Car, c’est lorsque l’intervenant donne, pour ainsi dire, vie aux images par son discours que l’attention des élèves est tout à fait éclatante et le bénéfice sûrement plus grand. Il a donc fallu une organisation sur deux journées pour les 8 classes de quatrième et permettre ainsi à chacune d’elles de bénéficier d’1h30 pour visiter l’exposition et échanger avec le conférencier.
Comme d’habitude – et c’est très réjouissant – des élèves curieux et très intéressés ont animé les échanges grâce à leurs questions et observations permettant à l’intervenant d’aller plus loin dans l’analyse de la traite négrière ou de l’esclavage. Par ailleurs, ce fut un réel plaisir d’apprendre des enseignants que certaines images de notre exposition ont été intégrées à leur pratique pédagogique ; une tendance à « un certain renouvellement des sources et des approches » que préconise la Fondation pour la Mémoire de l’esclavage (FME). Il est en effet regrettable, souligne cette institution nationale dans ses recommandations au ministre de l’Education nationale, que les manuels scolaires mettent l’accent sur le côté économique ou commercial de la traite négrière et négligent « les révoltes et résistances » (Les notes de la FME n°1 – septembre 2020).
« L’empreinte de l’esclavage des Noirs est majeure sur notre histoire : il a donné naissance à la France dans laquelle nous vivons – un territoire français qui se déploie sur plusieurs continents, une population aux origines diverses » (Les notes de la FME). Ne pas rappeler constamment ce fait, c’est laisser croire que tous ceux qui ne sont pas Blancs sont des étrangers n’ayant aucun passé avec la France. Il faut donc « faire comprendre à la jeunesse comment la France d’aujourd’hui est, dans sa géographie, sa diversité et sa culture, le produit de cette histoire de quatre siècles » (id). C’est la mission confiée par l’État à la Fondation pour la mémoire de l’esclavage dirigée par monsieur Jean-Marc Ayrault ; et c’est également la mission de La France noire auprès des jeunes générations. Une mission de fraternité nationale que certains ont tendance à oublier. Oui, mieux connaître l’Autre pour respecter sa différence doit être une devise chère au coeur de tous ceux qui ont la charge de faire des jeunes d’aujourd’hui les citoyens de demain respectueux de la fraternité républicaine.
Deux journées très agréables. Comme cela arrive parfois dans mes échanges avec les collègues, je suis reparti avec un conseil de lecture : Afrotopia (de Felwine Sarr). Un collègue qui a beaucoup aimé mon exposé préliminaire m’a vivement conseillé ce livre dont les propos rejoindraient les miens.
Raphaël ADJOBI

Depuis l’année scolaire 2018 – 2019, le lycée Benjamin Francklin d’Orléans a adopté notre exposition
En cette période où les mesures sanitaires n’autorisent pas les activités obligeant le brassage des élèves, le seul intervenant extérieur retenu par le lycée est celui de
Celles et ceux qui ont en commun certaines valeurs, et qui tiennent à les entretenir et à les partager, se reconnaissent aisément. Ainsi, au lycée Benjamin Francklin, nous avons trouvé des collègues qui sont devenu(e)s de vrai(e)s ami(e)s. Amitiés à toutes et à tous.
Le mardi 15 et le jeudi 17 décembre 2020, dans le cadre de sa 
Merci à Madame Sophie Démaret – principale adjointe – qui a tenu à nous exprimer la grande satisfaction de l’équipe pédagogique quant aux interventions de la France noire durant ces deux journées. Merci également à notre collègue documentaliste, Madame Anne-Claude Buiron, qui a été à la fois notre guide et une aide précieuse lors de l’installation et la désinstallation des expositions.
Deux semaines après avoir accueilli notre exposition sur le racisme le lundi 30 novembre 2020, le collège Saint-Jacques de Joigny vient d’offrir – le lundi 14 décembre – pour la troisième fois, notre exposition sur l’esclavage aux élèves des classes de quatrième. Les quatre classes ont pu ainsi voir des aspects singuliers de la déportation des Africains et leur mise en esclavage dans les Amériques – en prolongement de leur cours d’histoire.
C’est toujours un réel plaisir de voir les élèves curieux de découvrir une histoire de France qui leur semblait lointaine. De toute évidence, la force des images leur a permis de prendre rapidement conscience que l’esclavage dans les Amériques avait une dimension autre que la simple exploitation de la force physique des Noirs. Nulle part ailleurs, la lutte pour la liberté n’a été aussi permanente. Bravo aux élèves pour leurs questions et leurs réponses pertinentes qui ont permis à l’intervenant de leur faire découvrir divers aspects de cette histoire. Je leur dis aussi merci pour leurs applaudissements. Merci aux collègues qui – à Saint-Jacques et ailleurs – en se montrant intéressés, communiquent leur plaisir de découvrir ces pages de notre histoire à leurs élèves.
Dans le cadre de
Les cinq classes ayant participé à cette rencontre ont prêté une grande attention à l’exposé de l’intervenant.
L’exposition de
Notre collègue et amie Marie-Anne Perroud se réjouit pour sa part que l’établissement offre cette exposition aux classes de cinquième, même s’il est évident qu’elle est utile à tous les niveaux. C’est, explique-t-elle,
La première sortie de notre exposition sur le racisme a eu lieu le jeudi 19 et le vendredi 20 novembre 2020 à Pithiviers, dans le Loiret. Notre amie Inès Kihindou – écrivaine sous le nom de Liss Kihindou – professeure de français à qui la direction du collège Saint-Grégoire avait confié la gestion de la visite de l’exposition a écrit un article sur son blog que nous reprenons ici. Auparavant, dès le soir du vendredi 20, elle avait manifesté sur sa page Facebook sa satisfaction de ces deux journées. En réponse à cette brève publication, je lui avais laissé un message exprimant mes impressions personnelles. Voici son article avec les photos qu’elle a prises et publiées. Signalons que le collège Saint-Grégoire de Pithiviers a reçu notre exposition sur l’esclavage durant l’année scolaire 2017-2018.
Le collège Saint-Grégoire, de Pithiviers, a accueilli l’exposition



Comme l’année dernière, c’est le collège Notre-Dame de Cosne-Sur-Loire (58 – Nièvre) qui est le premier établissement à accueillir La France noire dès le 21 septembre. Mais cette fois, c’est sous les masques que s’est déroulé l’échange autour de l’exposition «Les résistances africaines à la traite et les luttes des esclaves pour leur liberté dans les Amériques». Disons donc que sous le masque la culture continue.
Rappelons que l’Education nationale conseille vivement aux professeurs de permettre aux élèves de travailler autrement les contenus des programmes scolaires que par un enseignement «académique» consistant par exemple à considérer qu’un sujet d’histoire est l’affaire exclusive du professeur d’histoire. En d’autres termes, depuis quelques années, une thématique peut constituer un «enseignement pratique interdisciplinaire» (EPI), c’est-à-dire être menée de front par différents professeurs – donc dans différentes matières – avec les élèves d’un même niveau. Ainsi,
Le mardi 4 février, notre exposition
Après la visite de l’exposition, a
Pour la deuxième année consécutive, notre exposition « Les Noirs illustres et leur contribution à l’histoire de France » a été présentée aux jeunes du lycée Benjamin Franklin à Orléans. Six classes étaient inscrites pour bénéficier de notre intervention. «C’est la rançon du succès», diront les collègues documentalistes qui ont pris soin de nous durant les 9 heures passées dans l’établissement. Effectivement, tous les enseignants qui nous avaient rencontrés l’année dernière étaient visiblement contents de nous revoir.
Merci de tout cœur à nos collègues documentalistes – Guyonne D. et Sébastien V. – pour l’accueil et les échanges autour des livres à découvrir afin de rester pour ainsi dire sur les mêmes longueurs d’onde quant aux conseils de lecture à donner aux jeunes.