Le jeudi 7 mars à 17h, La France noire a pris part, pour la première fois, à la réunion des membres du réseau des associations amies de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage (FME) au siège de l’institution à l’Hôtel de la Marine à Paris. Ce rassemblement avait pour but d’accueillir les 5 nouveaux adhérents, de préparer le temps des mémoires 2024 et enfin de réfléchir aux prochaines activités du réseau qui seront mises en place à partir du mois mai.
C’est à la fois en présentiel et en distanciel via un lien zoom que les membres ont échangé sous la direction de la directrice de la Fondation, Mme Aïssata SECK, de son adjoint M. Raphaël Janeault, et de la chargée des relations avec les instances, Mme Magalie Limier. Après la présentation des 5 nouveaux membres – dont la France noire – les autres associations ont exposé les activités qu’elles mènent dans leur localité. Et, sous la diversité des actions, il apparaît clairement une réelle volonté d’instruire et de sensibiliser les populations quant à la place que doit prendre le passé esclavagiste de la France dans la mémoire commune grâce aux différents canaux de transmissions des connaissances. Dans cette tâche, les associations qui empruntent la voie artistique semblent nombreuses et très dynamiques. Bien sûr, il n’a pas échappé à La France noire que certaines (comme Mémoria la Rochelle) sont soucieuses de l’usage des outils didactiques pour travailler sur le racisme et les préjugés.
Madame Aïssata Seck a souligné l’importance du réseau des associations amies de la FME dans la prise de conscience des institutions quant aux besoins réels sur le terrain. C’est en fédérant les associations porteuses de la mémoire de l’esclavage que la FME montre à tous la nécessité des jeunes d’accéder à cette connaissance. Et tout le monde reconnaît que, grâce à la FME, les idées des mouvements associatifs avancent plus rapidement et plus sûrement.
Pour les associations, être membre du réseau mis en place par la FME signifie la labellisation (reconnaissance d’un travail de qualité), la participation aux réunions de l’institution, recevoir des invitations aux cérémonies officielles, la possibilité de faire connaître ses activités sur le site de la FME, et enfin la possibilité de siéger au Conseil d’administration de la FME. Signalons que le 27 avril prochain aura lieu le lancement officiel des journées de la Mémoire à l’Hôtel de la marine. Quant aux ateliers de la Fondation, elles se dérouleront en novembre. En attendant ces évènements, deux associations – sur les 25 labellisées – doivent entrer pour deux ans au Conseil d’administration de la FME. Cette possibilité est offerte à La France noire. Cependant, oser cette candidature, c’est s’engager à plus de responsabilités et de rencontres à l’extérieur durant les deux années à venir.
Raphaël ADJOBI

La veille de son intervention pédagogique au lycée Adam de Craponne à Salon-de-Provence le jeudi 23 novembre 2023, 
Cette magnifique exposition demande donc au visiteur, nous dirions même qu’elle lui intime l’ordre de « s’affranchir de nos routines intellectuelles au risque d’être d’abord totalement désorienté », parce qu’il faut revoir notre carte du monde, notre planisphère habituel, ainsi que l’ordre chronologique des événements structurant notre calendrier grégorien que nous avons su imposer au reste du monde.
Un autre aspect de cette exposition qu’il est plaisant de découvrir, ce sont les récits réalisés par les « autochtones » lors des rencontres avec ceux qui disent les avoir découverts. Pas mal du tout ! Ainsi, du XIIIe au XIXe siècle, pendant que les Européens clamaient qu’ils avaient découvert des peuples étrangers, ceux-ci faisaient aussi le récit de ces rencontres. Chaque première rencontre est donc une
En cette fin d’année, sont annoncés à Paris
L’exposition monumentale de Raphaël Barontini installée dans l’immense espace central que domine la coupole – passage obligé de tout visiteur – ne passe pas inaperçue ; mais les figures historiques ou non affublées de masques carnavalesques, masques censés évoquer les traditions des îles ou des images tirées du « panthéon imaginaire » de l’artiste, ne semblent pas retenir l’attention des visiteurs. Par contre, l’exposition
Comme le faisait justement remarquer l’historien Pierre Singaravélou, les minorités françaises sont généralement adoubé
Jusqu’
D’autres pointent des raisons plus exogènes,
Il y a quarante-quatre ans, l’écrivain Sud-Africain André Brink avait clairement fait savoir par la bouche de son personnage Emily, dont le jeune fils puis l’époux ont été arrêtés par la police secrète du pays et sont morts dans ses geôles après de multiples tortures, que
Cette réalité est à prendre en considération par les individus aussi bien que les nations. Et c’est exactement ce que la série des quatre reportages d’Olivier Pascal-Moussellard proposés par la revue Télérama durant l’été 2023 tentent de faire comprendre aux Français. Cette série de reportages veut montrer qu’
Sur Internet, les vidéastes ne sont pas égales devant les marques, constate Julie Lasalle avec
– Les annonceurs ne sont pas ouvertement racistes. C’est inconscient. [NON ! Il ne s’agit pas d’un fonctionnement inconscient mais d’une pratique de codes sournois que l’on tient à respecter. La suite de l’entretien le prouve]. Ils partent de l’idée que « les Noirs n’achètent pas » [Il n’y a donc rien d’inconscient]. Par ailleurs, notre société a tendance à ériger le Blanc en neutre [Ce qui veut dire que le Blanc est considéré comme une image universelle appréciée de tout le monde, Noir, jaune, Rouge – autre preuve qu’il n’y a rien d’inconscient dans cette démarche mais un savant calcul]. Les marques favorisent donc les métisses « presque blanches » [Cette conclusion confirme ce calcul qui n’a rien à voir avec un comportement inconscient].
Du mercredi 9 au vendredi 11 août 2023, 
Au Havre,
Honfleur,
Quant aux visiteurs, ils ne doivent jamais prendre à la lettre les dates officielles de début (ou de fin) des activités des nations, ni les chiffres relatifs aux victimes déportées.
Le vendredi 28 juillet, une petite équipe de La France noire s’est rendue à Paris pour visiter le
En février 1979, naît ZISKAKAN (Jusqu’à quand ?) sous la forme d’une association culturelle regroupant chercheurs, historiens, poètes et musiciens ayant pour but la valorisation de la culture réunionnaise ; notamment la langue créole et le maloya, cette musique porteuse de l’histoire de l’île mais qui ne se pratiquait que dans la clandestinité.
Selon Sébastien Folin, à La Réunion, Ziskakan, c’est l’équivalent des Rolling Stones ! Et il a voulu montrer le combat culturel du groupe en faveur du créole. Mais au-delà du groupe, « c’est un portrait impressionniste de la créolité réunionnaise » qu’il a réussi : « c’est une culture insulaire que l’on retrouve aux Seychelles, à Maurice, à la Martinique… Jusqu’en Louisiane !
«
Qui a dit que le passé colonial n’intéresse pas les Français au point d’entrer dans les manuels scolaires ?